Publicité
Liberté conditionnelle : La demande de Curpen rejetée
Par
Partager cet article
Liberté conditionnelle : La demande de Curpen rejetée
Il est déçu. Sa demande de remise en liberté sous caution a été rejetée hier par le magistrat Vijay Appadoo, siégeant au tribunal de Mahébourg. Sada Curpen, accusé provisoirement de possession de 21 577 comprimés de Subutex, retourne en prison.
Dans une déclaration à l?express, son avocat, Me Raouf Gulbul, soutient qu?il contestera devant la Cour suprême la décision du magistrat Appadoo.
Il est 12 h 05 lorsque Sada Curpen, menottes aux poignets, pénètre dans la salle d?audience en compagnie de quatre officiers armés de la Special Supporting Unit (SSU). Il semble anxieux et impatient de prendre connaissance de la décision du magistrat. A l?arrivée de ce dernier, il est débarrassé de ses menottes et se dirige vers le box des accusés. Lorsque le magistrat l?informe que sa requête n?a pas été agréée, Sada Curpen semble abasourdi. La déception se lit sur son visage.
Appréhension justifiée
Dans son ruling, le magistrat a tenu compte des arguments mis en avant par l?assistant surintendant Azima pour objecter à la motion de Sada Curpen. La police exprimait en effet son appréhension que Sada Curpen ne commette des délits semblables et ne tente de quitter le pays s?il était libéré. Appréhension que le magistrat trouve justifiée. Le suspect, selon la police, pourrait également influencer des témoins potentiels. Le magistrat note aussi que Sada Curpen aurait commis ce délit alors qu?il était déjà en liberté conditionnelle dans une autre affaire de trafic de Subutex.
Le magistrat précise que Cindy Legallant, après son arrestation le 23 juillet 2008, a immédiatement impliqué Sada Curpen comme étant le présumé cerveau de ce trafic de Subutex d?une valeur marchande de Rs 22 millions.
Cindy Legallant a ensuite téléphoné à Sada Curpen pour lui demander des instructions. Selon Cindy Legallant, Sada Curpen lui aurait ordonné de se rendre sur le parking de l?hypermarché Jumbo pour remettre le colis à Bernard Joly.
Ce dernier s?est présenté au lieu de rendez-vous et a été cueilli par les membres de l?ADSU. Verbalement, il a balancé le nom de Sada Curpen comme étant le commanditaire. Mais par la suite il est revenu sur cette déclaration.
Le magistrat a aussi pris en considération le fait que Sada Curpen s?est constitué prisonnier 10 jours après avoir été dénoncé par Cindy Legallant. C?est de cela, écrit le magistrat, que découle l?appréhension de la police que Sada Curpen essaie de s?enfuir s?il est libéré. D?autant qu?il détient un passeport français et un permis de résidence.
C?est en tenant compte de ces éléments que la cour a rejeté sa motion.
Publicité
Publicité
Les plus récents