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L?exploitation minière pèse lourd sur l?environnement
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L?exploitation minière pèse lourd sur l?environnement
Plus de 27 hectares de surfaces défrichés. C?est la conséquence de l?extraction de pierres à la mine de topaze à Ambodihasina, un fokontany de la commune d?Ambodiangezoka, situé à 30 km du chef-lieu de district d?Andapa. C?est du moins ce qu?ont annoncé les autorités locales, la semaine dernière, au cours d?une réunion avec le ministre de l?Environnement, des eaux et forêts. ?Certes, le nombre des exploitants a nettement diminué ces dernières années, mais la superficie détruite a augmenté, passant de 20 hectares en 1999 à 27 ha cette année?, soulignent-elles.
Sur le site du gisement, les dégâts se chiffrent à plusieurs dizaines d?hectares de forêts primaires défrichées, sans plan d?occupation. Sur les segments nouvellement ouverts de la piste, plus de cinq ha de forêts de crête d?altitude sont détruits. ?Les superficies dévastées sur le site de la mine dépassent largement les étendues nécessaires à l?exploitation?, souligne le maire d?Ambodiangezoka avec désolation. Or, les fouilles ne sont pas systématiques, mais opérées en fonction du caractère dégagé de l?endroit. Résul-tat: beaucoup de places sont perdues sous les troncs.
L?exploitation minière dans le fokontany d?Ambodihasina a commencé en 1999. Un habitant de la localité a trouvé des échantillons de topaze et de béryl. Cette découverte a aussitôt fait l?objet d?une publicité. La mine périphérique du corridor de Betaolana et d?Anjanaharibe draine, aujourd?hui, plusieurs centaines de personnes par jour, attirées par l?espoir de gains rapides.
Devant cette dégradation avancée de l?environnement à Ambodihasina, les autorités centrales et régionales ont proposé la suspension de l?exploitation minière. Ceci n?est pourtant pas accepté par la majorité des villageois et des exploitants, reconnaissant, néanmoins, que cette activité n?est pas rentable.
?Le gisement ne rapporte pas assez. J?arrive à peine à nourrir ma famille, après un dur travail de plusieurs jours. Mais je suis obligé pour survivre?, confie Lantosoa Renaud, un petit exploitant. ?L?arrêt des activités d?extraction de pierres risque de mettre les hommes du village au chômage. Ce qui augmentera, sans doute, l?insécurité à Ambodihasina, ainsi que dans les fokontany et communes environnants?, poursuit-il. Comme solution, les habitants demandent la réhabilitation de la digue et des canaux d?irrigation, pour qu?ils puissent travailler la terre et les rizières et produire, au lieu d?aller creuser la montagne. À remarquer que l?exploitation de la vanille ne rapporte plus.
Les autorités communales épousent cette décision. Par ailleurs, ces dernières incitent les exploitants miniers à régulariser leur situation. ?Une frange d?entre eux enfreint la législation en vigueur. Pour preuve, bien que titulaires de permis d?exploitation, plus d?un omettent de présenter leurs registres et de payer les ristournes à la commune?, déplore le maire d?Ambodiangezoka.
Henintsoa ANDRIAMIARISOA
Plusieurs cas de typhoïde dans les hôpitaux
Inquiétant. Le mois de décembre a enregistré une recrudescence de cas de fièvre typhoïde. ?Cinq cas confirmés sont recensés depuis le 1er décembre à l?hôpital Mpitsabo Mikambana à Tsiadana. Aucun mort n?est heureusement à déplorer ?, affirme le Dr Andrianaivo Ranivoarison, médecin en service à la clinique MM. Les statisiques sont aussi ahurissantes dans les hôpitaux publics. ?On enregistre quatre cas d?alerte entrant à l?hôpital Befelatanana tous les jours?, signale-t-on auprès du service de surveillance épidémiologie.
Dorénavant, se laver les mains est un geste plus que nécessaire. Les maladies des mains sales font ravage avec l?abondance des fruits de saison sur le marché. ?Mais ces derniers ne sont pas responsables du transfert des microbes dans notre corps, c?est notre inattention qui fait qu?on absorbe les germes?, note le Dr Andrianaivo Ranivoarison.
Les fièvres typhoïdes menacent la population à cause de la tombée des pluies favorisant la transmission des microbes. Tout le monde doit être conscient de ce fléau et prendre des mesures de prévention. ?Les médecins souvent minimisent la maladie et n?interviennent que quand elle s?aggrave. Pourtant, elle peut être mortelle?, ajoute ce responsable.
?Seul l?examen du médecin peut la diagnostiquer et la déclarer avec exactitude à partir du caractère typique des selles prenant la couleur de jus de melon?, affirme Andrianaivo Ranivoarison. Comme on est en pleine saison pluvieuse, la température endommage les aliments et facilite la propagation de la maladie. L?autre cas à considérer est que la population utilise des fosses perdues, ce qui peut transporter aisément les microbes et favoriser la contagion.
Les mesures sont déjà mises en place du côté du ministère de la Santé et du Planning familial. La direction des urgences et de la lutte contre les maladies transmissibles mène actuellement une sensibilisation pour prévenir les maladies lors des saisons de pluies.?Comme la fièvre typhoïde est parmi les maux de ventre très fréquents, la prévention s?est renforcée?, explique le Dr Yolande Raoelina, chef service de la lutte contre les maladies émergentes et réemergentes.
Des grandes lignes de prévention figurent dans la politique du ministère de tutelle. Le traitement de la fièvre typhoïde se paie très cher dans les hôpitaux. Il peut durer de 10 à 21 jours. Les médicaments les plus préconisés sont le chloramphénicol et l?ampicilline. Une boîte pour un traitement d?une durée de 8 jours coûte Ar 25 000. Après calcul, on peut se rendre à l?évidence que la plupart des ménages ne pourront pas y accéder.
Le vaccin anti-fièvre typhoïde Typhim Vi, est disponible dans les pharmacies. Il protège l?organisme pendant trois ans. ?Cette fièvre évolue en plusieurs stades que sont les perforations intestinales, l?occlusion intestinale et la méningite typhique. Cette dernière peut déclencher la mort comme c?était le cas il y a quelques années?, se rappelle le Dr Andrianaivo Ranivoarison.
Fanja SAHOLIARISOA L?express de Madagascar
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