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Les syndicalistes défendent leur ?time-off?

4 novembre 2003, 20:00

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Le secrétaire permanent de la fonction publique, Raj Mudhoo, a engagé des rencontres consultatives avec les dirigeants syndicaux au sujet de leur emploi du temps. Ces derniers y voient une tentative de remettre en question la facilité de time-off, acquise, disent-ils, de haute lutte.

Tulsiraj Benydin, président de la Fédération syndicale du service civil (FSSC), a adressé une lettre à ce sujet au Premier ministre, Paul Bérenger. Il y explique qu?il soupçonne que l?idée de contrôler l?emploi du temps des syndicalistes a germé lors de ses démêlés avec le receveur des douanes, Burt Cunningham. Ce dernier, affirme le syndicaliste dans son courrier, avait déclaré publiquement qu?il n?est pas performant au travail.

Réduire son champ d?intervention

Tulsiraj Benydin estime que la rencontre consultative le vise directement en voulant réduire son champ d?intervention comme président de la FSSC, du National Trade Union Congress (NTUC), de l?African Workers? Trade Unions et l?Union of Customs and Excise Officers.

?Je crois que ma présence dans pratiquement toutes les manifestations syndicales ne plaît pas au gouvernement. Que voulez-vous, je suis à la tête de 70 syndicats affiliés à ma confédération syndicale.? Tulsiraj Benydin demande au Premier ministre de mettre un terme ?à cette tentative de réduire le champ d?action d?un président, secrétaire et trésorier d?un syndicat? et ce, afin de maintenir les bonnes relations industrielles.

Le syndicaliste fait remarquer que cette rencontre consultative est en contradiction avec une circulaire émise le 19 octobre, dans laquelle il est stipulé que l?administration doit faire des arrangements pour ne pas enfreindre la bonne marche des activités syndicales.

Radhakrishna Sadien, président de la State Employees? Federation (SEF) est du même avis. Il a eu, hier, une rencontre avec le secrétaire permanent. ?Je suis sorti de la réunion avec l?idée que le gouvernement veut restreindre le champ d?action d?un syndicaliste.? Radhakrishna Sadien affirme que si le ministère décide de contrôler l?emploi du temps d?un syndicaliste, les relations industrielles vont se détériorer.

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