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Les remèdes à la grossesse précoce

20 février 2007, 00:00

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Poubarlen Appavoo, Principal Youth Officer responsable des centres de jeunesse de Montagne-Blanche et Helvetia, cible la grossesse précoce comme un des plus gros problèmes affectant les jeunes. Pour combattre ce fléau, la Family Life Education Unit (FLEU), qui tombe également sous sa charge, mène une campagne de sensibilisation tout le long de l?année dans différents villages.

?Aujourd?hui, les jeunes se renferment plus sur eux-mêmes. C?est la raison pour laquelle, nous ne nous confinons pas qu?aux activités dans les centres de jeunesse. Nous allons vers les jeunes. Par exemple, la Journée de la jeunesse dans l?océan Indien à Vuillemin a été une activité phare en décembre dernier. Les activités communautaires ont mobilisé un grand nombre de jeunes et des habitants de la région?, explique-t-il.

La FLEU traite de la grossesse précoce sous le thème de la santé sexuelle. L?avortement et le sida en font également partie. Selon le PYO, il y a des filles de moins de 15 ans qui tombent enceintes dans la région.

?Le problème relationnel entre les jeunes et leurs parents, amis ou petits copains est associé aux nombreux cas de suicide parmi les jeunes. Ils sont plus exposés parce qu?ils sont aujourd?hui plus libres. L?alcoolisme et la drogue aussi les affectent?, a estime-t-il.

Selon le PYO, l?objectif des centres de jeunesse est d?amener les jeunes à participer à des activités éducatives, sportives, sociales et pour la protection de l?environnement. ?Notre programme de spécial vacances comprend des sorties, des rencontres et des activités pour découvrir le patrimoine historique de Maurice?, précise-t-il.

Pour ratisser large, les centres de jeunesse forment des peer educators. Chaque année, une quarantaine de jeunes leaders de différents villages suivent ces cours. ?L?exercice doit être renouvelé tous les deux ans parce que la plupart des volontaires ne sont disponibles que pendant deux ans. Ils se retrouvent avec des responsabilités familiales ou professionnelles qui ne les permettent pas de consacrer du temps à des campagnes de sensibilisation des jeunes?.

Des peer counsellors sont aussi formés. Leur rôle, c?est d?écouter les jeunes et de les conseiller. ?Ils agissent un peu comme psychologues. Il y a aussi le peer pressurer, l?influence négative surtout des camarades. Il faut préparer les jeunes à faire face à ce problème?, dit-il.

Poubarlen Appavoo a, lui-même, fait un stage en psychologie à Nairobi. ?J?opère aussi en réseau et travaille avec toutes les parties concernées et les organisations non-gouvernementales. Je fais beaucoup de recherches. En fait, on se forme soi-même?, précise-t-il.

Des causeries sur le ?Lifeskill management? dans les collèges sont aussi données. ?Le but est d?aider les collégiens à faire face aux défis et de les faire connaître les valeurs. Nous les aidons dans la prise de décision. Si mo pa ti conné mo pas ti pou fer ça. C?est ce que disent souvent des jeunes. Aster nou dire zotte et zotte prend décision en connaissance de cause?, fait-il ressortir.

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