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Les négociations de l?OMC à Hongkong stagnent
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Les négociations de l?OMC à Hongkong stagnent
Les déclarations de bonnes intentions se sont multipliées au cours du week-end, mais semblent un peu vaines dans la mesure où chacun attend des autres qu?ils fassent le premier pas pour que la conférence ministérielle de l?Organisation mondiale du commerce (OMC) aboutisse à des résultats.
Ainsi, le Brésil et l?Inde ont pris l?engagement écrit de revoir leurs tarifs douaniers dans l?industrie et les services, demandant en contrepartie un geste de l?Union européenne (UE) et des États-Unis en matière agricole. Washington serait d?accord, à condition que l?UE bouge. Quant à celle-ci, elle est bloquée par la France qui veut d?une discussion simultanée de l?ensemble des secteurs commerciaux.
?L?offre qui a été faite par le Brésil et celle faite par l?Inde (...) n?ouvrent qu?un seul chemin?, a affirmé le ministre britannique des Finances, Gordon Brown, ardent partisan de la suppression des subventions agricoles qui a à c?ur d?apporter sa pierre à l?édifice. ?Je pense que l?Amérique est prête à répondre (...) et c?est maintenant aux Français de discuter avec les négociateurs européens à l?OMC?, a estimé Gordon Brown.
Le secrétaire américain au Trésor, John Snow, a lui aussi salué les déclarations du Brésil et de l?Inde. ?Ces manifestations de soutien à une avancée vont redonner de l?élan aux négociations, nous aider à sortir de l?immobilisme et à arriver là où nous devons parvenir. Il n?y a rien de plus important aujourd?hui que de mener à un succès le cycle de négociations de Doha lancé en 2001?, a-t-il dit.
Le ministre français de l?économie et des Finances, Thierry Breton, a montré peu d?enthousiasme. ?Une nouvelle proposition n?est pas nécessairement un nouveau progrès?, a-t-il estimé au sujet de l?initiative de Brasilia et New Delhi. Il s?est plutôt félicité ?d?avoir obtenu l?unanimité? auprès de ses collègues sur sa vision des négociations commerciales multilatérales, qui consiste à parler ?d?un paquet global et non de paquets séparés?, c?est-à-dire à ne pas séparer l?agriculture, l?industrie, les services et la propriété intellectuelle.
L?achèvement du cycle de négociations commerciales multilatérales entamé il y a quatre ans à Doha, la capitale du Qatar, fait partie des objectifs qu?avait fixés Gordon Brown en début d?année pour la présidence britannique du G8. Mais les ambitions de la réunion de Hongkong avaient récemment été revues à la baisse, faute d?accord. Pour faire avancer les choses, la Grande-Bretagne avait convoqué un G7 Finances extraordinaire à Londres. Une réunion au niveau ministériel rassemblant le Brésil, l?Inde, le Japon, les États-Unis et l?UE a parallèlement eu lieu à Genève vendredi et samedi.
La conférence de l?OMC aura lieu du 13 au 18 décembre. Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva avait demandé au Premier ministre britannique, Tony Blair, de convoquer d?ici là une réunion des pays du G8 et de cinq pays émergents pour débloquer la situation.
<B>© Le Monde 2005.
Distribué par The New York Times Syndicate</B>
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