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Les Irlandais veulent gâcher la fête tricolore

7 octobre 2004, 20:00

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<B>Une France en rodage</B>

Après le décevant 0-0 du mois dernier face à Israël, Domenech a décidé de procéder à plusieurs changements. Malgré la victoire 2-0 contre les Iles Féroé, la France n’est pas apparue en grande forme depuis un bon bout de temps, pas depuis le début de la compétition préliminaire en tout cas.

En défense, Mikael Silvestre est de retour après avoir cruellement fait défaut le mois dernier. Sa puissance physique et son timing seront des atouts précieux pour contrôler les velléités d’une ligne d’attaque irlandaise extrêmement mobile.

A la surprise générale, Domenech a rappelé le défenseur de la Juventus Jonathan Zebina. Dès le début de son règne, le sélectionneur français démontre ainsi qu’il n’hésitera pas à retenir des éléments relativement inexpérimentés.

Depuis le départ à la retraite des piliers de l’entrejeu qu’étaient Zidane et Makélélé, l’ancien entraîneur des Espoirs est toujours à la recherche de la bonne combinaison en milieu de terrain. Privé de Rothen et de Pedretti (blessures) ainsi que de Vieira (suspension), l’entraîneur est confronté à un dilemme intéressant.

A l’avant, une grande question reste posée : le sélectionneur maintiendra-t-il sa confiance à l’intouchable Thierry Henry ? Il pourrait créer la sensation en donnant leur chance à deux hommes moins cotés : les Lyonnais Sylvain Wiltord et Sydney Govou, qui font actuellement des étincelles en L1.

<B> Kerr compte beaucoup sur les Keane

Le sélectionneur irlandais Brian Kerr a lui aussi remanié son effectif en rappelant le joueur de Charlton Matt Holland, tombé en disgrâce. Même si le milieu de terrain n’a pas été titularisé dans son club depuis plus d’un mois, Kerr ne doute pas un instant de sa condition physique et de ses capacités. “Je pense qu’il est toujours en grande forme”, a-t-il commenté avec désinvolture.

Comme toujours, le succès irlandais dépendra de l’efficacité de son jeu offensif direct et débridé et de la prestation des deux Keane, Roy et Robbie, les deux vedettes “anglaises” de l’équipe d’Eire. Si Roy le sanguin parvient à contrôler l’entrejeu et si Robbie l’intrépide se crée des espaces en attaque, la République d’Irlande pourrait bien poser de sérieux problèmes à une équipe de France convalescente.

Pouvant s’appuyer sur Damien Duff (Chelsea), toujours aussi dévastateur sur le flanc gauche, les Irlandais ont plus d’une corde à leur arc offensif. Autant dire que la France serait bien inspirée de ne pas partir la fleur au fusil contre une formation qui ne part pas avec les faveurs des pronostics. Car ce statut d’outsider n’est pas pour déplaire aux Verts : parlez-en donc aux Portugais, battus au bout du suspense à Corée/Japon 2002. .

<B>Carr pourra-t-il contenir Henry ?</B>

Certes, on a connu Thierry Henry plus brillant avec les Bleus, mais gare à l’eau qui dort… Connaissant la propension du Gunner à se décaler sur la gauche, on peut d’ores et déjà promettre une soirée mouvementée à l’arrière droit de Newcastle Stephen Carr.

L’ancien défenseur de Tottenham, qui connaît déjà le client pour l’avoir croisé plusieurs fois en Premier League, devra faire appel à tout son métier pour empêcher le retour en forme de l’ancien Monégasque. Et si ce dernier enclenche la vitesse supérieure, il pourrait bien avoir besoin de l’aide du défenseur central Andy O’Brien, lui aussi pensionnaire des Magpies.

Après leur victoire 3-0 face à Chypre et leur nul 1-1 en Suisse, les Verts de Kerr partagent la tête du groupe avec trois autres équipes.

Arracher un point à Paris permettrait aux Irlandais de sortir invaincus de leurs deux déplacements les plus périlleux et de commencer à rêver à un parcours éliminatoire semblable à celui de 2002.

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