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Les industriels locaux étouffent
Constats amers des industriels. Lors d’une séance de formation sur le commerce international, quelques représentants des adhérents du Syndicat des industriels de Madagascar (Sim) ont attiré l’attention sur certains problèmes qui nuisent à leur compétitivité. Ils ont cité entre autres, l’existence d’une concurrence déloyale dans la pratique des affaires de certaines entreprises locales. Il y a également l’insuffisance de la réglementation et de normes de qualité au niveau des importations au détriment des produits locaux. “Aucun contrôle n’est appliqué au niveau du poids des produits emballés comme le détergent, par exemple, alors qu’une petite baisse permettrait aux importateurs de vendre moins cher sur le marché”, affirme les industriels. “Il faut que la loi sur la concurrence, qui est déjà votée par les parlements, soit appliquée”, ont-ils réclamé durant les travaux d’atelier.
Cette formation destinée aux industriels a été organisée pour préparer les opérateurs locaux à des changements radicaux au niveau des échanges internationaux. Cela se traduira surtout par l’ouverture des marchés aussi bien dans le cadre des regroupements régionaux qu’au niveau des relations avec les pays développés par le biais des dispositifs prévus par l’Organisation mondiale du commerce (OMC). En effet, au plus tard en 2008, les pays les moins avancés pourront exporter sans droits de douanes vers les pays développés ainsi que vers certains pays en développement comme l’Inde. Par ailleurs, la zone de libre échange dans la zone Southern African Development Community prévue par le protocole du commerce entrera logiquement en vigueur au début de la même année.
“Il faut commencer à travailler dès maintenant pour pouvoir profiter des impacts de ces opportunités”, souligne Amena Abdourassoul, expert de l’OMC. “Madagascar risque de laisser les autres en profiter à sa place”, a-t-elle souligné, s’adressant aux opérateurs malgaches. D’une manière concrète, les produits locaux devront arriver à un niveau de compétitivité performant en qualité-prix. Mais aujourd’hui, les entreprises locales semblent encore être loin du compte. Elles arrivent à peine à répondre aux besoins du marché local. “Le niveau de vie des consommateurs ne nous permet même pas d’ajuster nos prix par rapport à la hausse des coûts de production”, affirme Samuel Raveloson, président du Sim.
<B>Mahefa RAKOTOMALALA</B>
<B>Antananarivo courtise les touristes</B>
Antananarivo veut la place qu’elle mérite dans le tourisme. La ville et ses environs ont la réputation d’être un simple point de transit pour les touristes qui passent en majeure partie leur séjour en province.
Dorénavant, la situation doit changer, il faut que les visiteurs y restent plus longtemps pour que les entreprises locales puissent en profiter. C’est dans cette optique que l’Office régional du tourisme d’Antananarivo (Ortana) a été créé pour valoriser les patrimoines. Il aura également pour rôle de promouvoir certaines destinations de la province comme celle de Mantasoa ou bien d’Ampefy.
“Il existe pourtant de beaux endroits qui valent le déplacement dans la région d’Analamanga”, souligne Miandriarijaona Razafimahefa, directeur exécutif de l’Ortana en marge de l’inauguration du nouveau bureau de l’office à Antaninarenina samedi, une occasion de remettre leur certificat de fin de formation à une vingtaine de guides et accompagnateurs. “Il leur appartient de vendre et de proposer aux touristes des lieux attrayants”, affirme Miandriarijaona Razafimahefa.
Les chiffres démontrent clairement aujourd’hui que le secteur tourisme n’est pas au mieux de sa forme dans la capitale et ses environs. Le taux de visite à Antananarivo ne représente que 7,3 % à l’échelle nationale. Des données qui ne font que confirmer une situation quasi catastrophique. Peu de voyageurs s’intéressent aux sites de la capitale.
En outre, l’image de la ville ne correspond pas à la conception globale de la destination. D’un point de vue général, Madagascar représente la nature et la plage alors que les sites de la capitale ne sont pas toujours représentatifs de l’image du tourisme malgache.
Les formations organisées par Ortana à l’intention des guides professionnels et free lance constituent un élément essentiel pour renverser cette tendance. Le but est de leur permettre de renforcer la connaissance d’Antananarivo et de ses attraits. Un des produits qui doit être développé dans la capitale est le tour de la ville. Une bonne présentation par les guides peut faire de ce circuit un produit d’appel pour d’autres destinations.
<B>M. R.</B>
<I>l’express de Madagascar</I>
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