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Les détenus de Guantanamo autorisés à plaider seuls
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Les détenus de Guantanamo autorisés à plaider seuls
Le Pentagone a annoncé l?ouverture dans les semaines à venir d?une procédure annuelle d?audition des détenus de la base de Guantanamo en vue d?éventuelles libérations.
Chacun des quelque 600 prisonniers étrangers du camp Delta, sur la base cubaine de l?US Navy, aura ainsi la possibilité une fois par an de comparaître seul et à huis clos devant un jury composé de trois officiers américains pour faire la preuve qu?il ne représente plus de menace pour les États-Unis, a précisé le département de la Défense.
Les détenus n?auront aucune possibilité de se faire représenter par un avocat et leurs auditions se dérouleront à huis clos. Les dépositions seront en outre tenues secrètes et les décisions du jury ne feront l?objet d?aucune annonce publique, a-t-on ajouté.
De nombreuses informations qui seront présentées lors de ces auditions sont secrètes, ce qui impose des restrictions d?accès, a expliqué lors d?une conférence de presse un haut responsable du Pentagone ayant requis l?anonymat.
Le processus relève exclusivement du département de la Défense et aucun recours devant la justice américaine ne sera possible. Le jury présentera des recommandations non contraignantes à un haut responsable du Pentagone désigné par le secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, qui sera seul habilité à se prononcer sur le sort des détenus.
?Si quelqu?un ne représente pas de menace pour les États-Unis, nous ne voulons pas le garder plus longtemps que nécessaire?, a souligné le représentant du Pentagone, ajoutant que ces détentions représentaient une charge administrative et un coût financier.
<B>Pas de statut de prisonnier de guerre</B>
Washington a refusé à ces détenus, capturés pour la plupart en Afghanistan, le statut de prisonnier de guerre défini par les Conventions de Genève. Cette décision a été largement décriée par les mouvements de défense des droits de l?homme qui considèrent la base de Guantanamo comme une zone de non droit.
L?affaire a pris une nouvelle ampleur avec le scandale des sévices infligés aux détenus irakiens et la publication récente de témoignages faisant état de semblables abus à l?encontre des prisonniers du camp Delta.
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