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Les cultures vivrières détruites presque en totalité

26 février 2007, 00:00

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La vie reprend lentement dans les différents secteurs économiques après le passage du cyclone Gamede. Car à cause de gros dégâts causés au réseau électrique, certaines activités auront du mal à redémarrer aujourd?hui.

Les cultures vivrières ont été très affectées. Le cyclone a eu des effets adverses sur la canne dans certaines régions. Mais d?autres services, notamment la fourniture d?énergie électrique, et activités économiques ont également souffert.

Les effets du cyclone sur les cultures vivrières, sont ?catastrophiques?, selon Deonarain Lokee, président de la Mauritius Vegetable Planters Association (MVPA). A ce propos, Suresh Seebaluck a dit que des dispositions seront prises immédiatement pour autoriser l?importation de légumes afin de pallier toute pénurie dans les prochains jours.

D?ailleurs, la MVPA a réagi favorablement à cette décision. ?D?habitude nous sommes contre les importations de légumes. Mais dans la situation présente, il n?y aura pas de choix que le recours à l?importation. Il faut toutefois un contrôle.?

A samedi soir, le constat de la MVPA était que les cultures vivrières avaient été détruites à 90 %. L?association estime que ce n?est qu?à partir de mai que la production légumière retournerait à la normale. Ce n?est pas avant cette date que les consommateurs pourront avoir des carottes. ?Il faut s?attendre à une flambée de prix dans les jours à venir?, anticipe Deonarain Lokee.

La MVPA compte réclamer au gouvernement une compensation pour les pertes subies. Elle se réunira aujourd?hui pour décider du montant de la compensation à leur accorder.

Concernant le sucre, le Cyclone Crisis Committee présidé par Suresh Seebaluck, secrétaire au cabinet, attend le rapport du Mauritius Sugar Industry Research Institute (MSIRI) et de l?Agricultural extension research Unit (AREU) pour avoir une idée précise de la situation. Ce rapport sera soumis cet après-midi. Mais selon les premières constatations du comité, les dégâts sur le secteur sucrier ne seraient pas conséquents.

?En attendant les prospections détaillées à travers toutes les zones usinières demain par des officiers du MSIRI, les premières observations aux champs indiquent que les effets adverses de Gamede sur la canne sont plus importants au centre, à l?est et dans le sud de l?île alors que dans le nord et dans l?ouest ces effets sont plutôt mitigés?, explique Jean-Claude Autrey, directeur du MSIRI.

Temps d?arrêt de la pousse

Les fortes rafales d?en moyenne 120 km/h et les précipitations excessives (comme les 360 mm de pluie en 48 heures enregistrés à la station expérimentale du MSIRI de Belle-Rive près de Wooton) ont couché à terre les cannes dans les champs.

Comme le sol était déjà saturé d?eau dans certaines localités notamment dans le centre, l?est et le sud avant le passage de Gamede, les champs mal drainés doivent impérativement être l?objet d?une attention immédiate de la part des producteurs concernés. ?Car ces accumulations entraînent l?asphyxie des racines et peuvent même tuer les souches après quelques jours?, ajoute Jean Claude Autrey. Il estime que les jeunes repousses n?ont pas beaucoup souffert.

A travers l?expérience acquise au fil des années, l?on sait que des vents cycloniques de 120 à 140 km/h fin février affectent la production sucrière d?une façon significative. ?Ces effets ne peuvent être quantifiés à ce stade et dépendront dans une large mesure des conditions climatiques qui vont prévaloir jusqu?à la récolte.?

Dans l?immédiat il faut s?attendre à un temps d?arrêt de la pousse pendant deux semaines dans les champs bien affectés. Ce qui est dommage car la canne est en pleine croissance et la hauteur des tiges était supérieure à la normale.

249 réfugiés dans les centres

Si les bâtiments publics n?ont pas souffert de gros dégâts, le toit du centre de conférences international Swami Vivekananda à Pailles a été endommagé. Il y a eu aussi quelques dégâts à l?hôpital Victoria.

Les centres de refuge abritaient 800 personnes initialement, mais à hier après-midi, seulement 249 s?y trouvaient encore. Sur cette question Reza Issack, lord-maire de la capitale, a dit à l?express qu?il a dû intervenir, en collaboration avec le vice-Premier ministre, Rashid Beebeejaun et le ministre Sylvio Tang, dans certains quartiers de la capitale pour que les réfugiés puissent obtenir des vivres.

Le ministère de l?Environnement et celui des Administrations régionales mettront leurs ressources ensemble pour que les travaux de ramassage des ordures et de nettoyage puissent se terminer d?ici la fin de la semaine. Le soutien du privé sera sollicité.

A St.-Brandon également, il y a eu des dégâts. Une mission s?y rendra pour en faire une évaluation.

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