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Les cannes de St-Félix vont à St-Aubin
La fermeture de St Félix vient d?être entérinée par le Cane Planters and Millers Arbitration and Control Board. Celui-ci s?est réuni hier pour finaliser les modalités du transfert des cannes cultivées dans la zone usinière de St-Félix aux autres sucreries de la région. Il a été convenu que l?usine de St-Aubin broiera seule les cannes récoltées dans la région concernée.
La fermeture devrait ne rien changer pour les planteurs. Ceux-ci continueront à déposer leur récolte à la balance de St-Félix. C?est également à cette défunte usine qu?ils devront venir récupérer leur part d?écumes de sucre, utilisées comme engrais aux champs.
La Société usinère du Sud (SUDS) qui gère St-Aubin, prend la responsabilité de peser la canne des planteurs de St-Félix et de les ache-miner jusqu?à l?usine. Elle s?assurera également que l?écume est déposé à St-Félix, à moins bien sûr, que le planteur ne choisisse de prendre livraison à St-Aubin.
St-Félix a demandé à cesser ses opérations en octobre dernier. Le ministère de l?Agro-industrie y a agréé en mars de cette année. St-Félix doit encore s?entendre avec ses voisins du Sud sur les modalités de la centralisation. Cette entreprise ne fait pas partie de SUDS qui s?est formée il y a quelques années en vue d?accélérer la centralisation des usines sucrières dans la région. Riche-en-Eau, Britannia, Savanah et St-Aubin en sont les partenaires.
Par conséquent, les modalités de transfert arrêtées par le Control Board sont temporaires. Elles visent à parer à l?immédiat. St-Félix devra se mettre d?accord avec SUDS sur le long terme. L?entreprise pourrait demander à adhérer au conglomérat et de fait participer à ses projets d?investissement, notamment dans le domaine de la production d?électricité. Ou alors, elle pourrait rationaliser ses activités et se contenter d?être un planteur de cannes à sucre au même titre qu?un autre.
La fermeture de St-Félix met quelque 135 employés au chômage. Ceux-ci seront indemnisés selon les termes du Blueprint sur la centralisation qui prescrit deux mois et demi de salaire par année de service et un lopin de terrain résidentiel de 10 à 16 perches, entre autres. A ce prix, la fermeture nécessitera un débours d?au moins Rs 135 millions pour St-Félix. Mais l?usine préfère encore faire cet effort plutôt que de continuer à opérer dans des conditions contraignantes au vu de la réforme du régime sucrier européen. Cette réforme entraîne une baisse de prix de l?ordre de 36 % sur les quatre prochaines années.
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