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Les ACP veulent un statut spécial pour le sucre
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Les ACP veulent un statut spécial pour le sucre
Les négociations entre l?Union européenne (UE) et le bloc Afrique, Caraïbes et Pacifique (ACP) prennent une nouvelle tournure. Il est désormais question de proposer le sucre comme ?produit sensible? à l?Organisation mondiale du commerce.
Cet aspect a été abordé hier, lors d?une réunion de travail entre le ministre français de l?Agriculture et une délégation du groupe ACP, menée par le ministre mauricien de l?Agriculture, Nando Bodha. Au cours de cette réunion, qui s?est déroulée à Paris, la délégation a demandé au ministre Dominique Bussereau d?évoquer l?idée de ?produit sensible? au sein de l?UE. ?La France est sensible à cela. Il faut qu?on travaille là-dessus?, a indiqué hier Nando Bodha. Maurice est le porte-parole du groupe.
Si cette demande est retenue par l?UE, le sucre sera considéré comme un produit éligible à un traitement de faveur. Il ne sera pas alors strictement soumis aux règles du commerce libéral.
Cette mission de lobbying, en attendant la rencontre des ministres de l?Agriculture de l?UE et des ACP, fait suite à la réforme annoncée du régime sucrier européen. Celle-ci préconise une baisse de 37 % du prix garanti, que les pays exportateurs, à l?instar des ACP, jugent ?catastrophique?. Le ministre français, a d?autre part souligné Nando Bodha, a été très ?réceptif?. Il a mis en exergue la complexité du dossier, tout en souhaitant que le bloc ACP ?travaille sur d?autres pistes?.
Un autre nouvel élément est apparu cette semaine dans ces discussions : le quota de sucre pour les Pays les moins avancés (PMA). A ce jour, ils peuvent exporter leur sucre sans quota ni taxes, selon l?initiative de l?ex-commissaire européen au commerce, Pascal Lamy, ?everything but arms?. Il s?agit maintenant de déterminer le quota pour ces pays, la finalité étant de stabiliser ce marché. Le représentant des PMA a soutenu l?efficacité d?une telle mesure lors de la rencontre avec Dominique Bussereau. ?Ces pays sont conscients. Ils se réuniront très prochainement pour prendre position, afin de profiter du marché européen à un prix rémunérateur?, a précisé Nando Bodha.
D?autre part, les intervenants ont mis l?accent sur le fait que le plan d?action pour le secteur sucre ne peut être présenté avant que l?ampleur de la réforme ne soit décidée. Pour Nando Bodha, le plan devrait tenir compte du quantum de la baisse, telle qu?elle sera explicitée dans le texte législatif final. La délégation a été en Hongrie hier.
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