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Les états d?âme de monsieur Woo?

18 février 2007, 00:00

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«Il est de mon devoir de dire ce que j?ai sur le c?ur. Pendant cette période de crise, je me suis senti comme un animal blessé que l?on a traqué sans relâche? » Ces paroles du Managing Director de la Compagnie mauricienne de textile (CMT), François Woo, ont provoqué la surprise hier.

Entouré du ministre du Travail et des Relations industrielles, Vasant Bunwaree, et du consul honoraire du Sri Lanka, Saleem Toorawa, il est revenu sur les événements qui ont secoué la CMT ces derniers jours et les efforts consentis par les autorités pour que les ouvrières mettent fin à leur grève.

Le magnat du textile n?a pas digéré certaines « choses » parues dans la presse au sujet des ouvrières sri lankaises.

« Beaucoup de gens ont utilisé leur plume pour salir la réputation de la CMT. Je déplore cet état de choses. Finalement cela n?a rendu service à personne. » François Woo a, à demi-mot, traité la presse d?antipatriotique. Il a fait un appel à plus d?objectivité, avant d?informer ceux présents que, dorénavant, il ne sera plus le porte-parole de la presse pour la CMT. « Désormais, je vais me consacrer aux affaires internes de la compagnie. »

Il a comparé le problème qui a secoué la CMT à une maison touchée par un incendie. « Il y a deux façons pour qu?une maison prenne feu : par accident ou délibérément. Mo doute ki kelke par finn ena bann lame ladan. » Le choc passé, il est maintenant temps de se tourner vers l?avenir. « La grande famille CMT est ressoudée. Ce qui s?est passé avec les ouvrières sri lankaises fait partie du passé et cela a contribué à notre expérience. Notre souhait, c?est de ne plus jamais voir ces événements se répéter. » Et de revenir sur le contentieux qui a déclenché le mouvement de grève. « Pour les Sri Lankaises, il y a 48 semaines dans une année et non 52. Elles avaient cessé de travailler pour cette raison, et nous ne parvenions pas à les comprendre sur ce point qui n?avait aucun fondement. Au départ nous étions irrités. »

Selon François Woo, c?est un groupe de travailleurs dont le contrat arrivait à terme vers le 15 février qui a semé la pagaille. Mais l?heure n?est plus aux récriminations. « Nou pa anvi kilpabiliz zot. Se nou bann zanfan, nou pa anvi zet labou lor zot. »

L?avenir c?est aussi le mega projet que la CMT caresse en Inde : 2 500 arpents à convertir en zone industrielle dans l?État d?Andhra Pradesh. « Dans deux ans, ce sera une unité de production aussi importante que celle de Maurice. »

Le ministre Vasant Bunwaree est revenu sur les événements et a remercié les autorités sri lankaises, à travers le Sri Lanka Bureau of Foreign Employment (SLBFE), d?avoir réagi avec promptitude. Faisant référence aux critiques des sri lankaises par rapport à leurs conditions de vie et de travail, Vasant Bunwaree a assuré qu?« à Maurice, les droits de l?homme sont respectés et là où on peut les améliorer, on le fera ».

Les conditions de vie des ouvriers devront être revues. Le SLBFE s?est dit prêt à voir comment on peut améliorer leur vie sociale, a assuré Saleem Toorawa, le consul honoraire du Sri Lanka.

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