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Les énergies positives de Vatsala Radhakeesoon
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Les énergies positives de Vatsala Radhakeesoon
Prêtons l?oreille à la mélodie des petites choses. La musique du quotidien, avec sa routine réglée au rythme près. Vatsala Radhakeesoon a le courage de sa simplicité. Des passions réduites à leur plus simple expression. Des engouements d?enfance, d?adolescence ou d?âge mûr, traduits avec une économie de vocabulaire.
Autant de qualités qui ont séduit une maison d?édition écossaise, ayant pignon sur le net. Depuis février, Lipsick Publishing propose Poems for Everyone à la vente sur la toile virtuelle. Un recueil de 62 poèmes composés par une ?faiseuse de vers? mauricienne, ne faisant pas mystère de sa timidité. ?C?est par l?écriture que j?arrive à extérioriser ce qui me touche, je que je ressens.?
Un trop plein d?émotions qui a le mérite de ne jamais déborder dans un flux trop abondant de paroles. Décidément, Vatsala Radhakeesoon et Lipstick Publishing étaient faits pour s?entendre. Des affinités avec un air de revanche. Le rouge à lèvres que Vatsala, l?étudiante, hésitait à approcher de sa bouche pour ne pas attirer l?attention, devient son étendard. Lipstick Publishing, c?est un nouvel éclairage jeté sur ses poèmes.
De la lumière virtuelle pour éclairer des exaltations d?ado, comme celles que l?on nourrit pour un chanteur à la mode. Quelle adolescente du milieu des années 90 n?a pas flashé à un moment donné sur Roch Voisine ? Sa mâchoire carrée, son sourire craquant, son accent canadien distillant des romances mélancoliques. Si Vatsala en a fait une maladie, c?est modestement qu?elle suggère des images d?auditrice bien accrochée. ?I felt like comforting the guy who had a heartbreak, I felt like taking away his sufferings?, dit le poème dédié à Roch Voisine. Poems for Everyone. L?intention contenue dans le titre se vérifie aussi à travers A Visit to Teletubbyland. Une balade dans l?imaginaire d?un enfant sevré de télé. Une parabole de ce qui se dit parfois dans une cour de récré, quand un petit nouveau fait son arrivée.
<I>Tinky Winky greeted me,
Laa-laa greeted me,
Po greeted me,
But Dipsy didn?t greet me.
?Run away, run away, a stranger, he exclaimed.? </I>
Vatsala, elle, court à la rencontre de la poésie depuis ses 14 ans. La première fois que l?un de ses poèmes est publié, il passe dans les colonnes de l?express. C?est en octobre 1995, avec Loneliness. ?Tout le monde pensait que je l?avais écrit parce que mon petit ami m?avait abandonnée, mais cela n?avait rien à voir.?
Bouchant ses oreilles au qu?en-dira-t-on, en surfant sur le net, Vatsala tombe sur le site de la International Society of Poets (ISP). Un peu par défi, beaucoup par goût, la Mauricienne envoie plusieurs de ses poèmes à la société américaine via le net. Elle est bien inspirée. La réponse ne tarde pas à tomber. En 2001, la Rosehillienne reçoit une invitation pour assister au congrès annuel de l?ISP. Sur place, elle reçoit le Editor?s Choice Award pour un poème intitulé I love You. ?Je n?en revenais pas. Vous vous rendez compte, tous ces gens avec de l?expérience ont trouvé mes poèmes biens.?
Une foi et des critiques positives qui l?on poussée à choisir une maison d?édition virtuelle ? Lipstick Publishing d?Ecosse ? pour lancer les 62 moments du quotidien croqués dans Poems for Everyone. ?Nous sommes en pourparlers, la version imprimée pourrait voir le jour dans un deuxième temps.?
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