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Le transfert des villes de Cisjordanie retardé

10 mars 2005, 20:00

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Le début du retrait promis d?Israël de cinq villes de Cisjordanie a été une nouvelle fois retardé faute d?accord entre les responsables militaires des deux parties, qui se sont rencontrés à deux reprises, mercredi. Cinq villes sont concernées dans un premier temps : Jéricho, Toulkarem, Ramallah, Bethléem et Kalkilia, autonomes depuis 1993 mais investies par Israël durant la seconde intifada qui a débuté en septembre 2000.

Des responsables de la sécurité des deux camps se sont réunis mercredi à Jéricho pour finaliser un premier retrait de cette ville, mais leurs discussions ont achoppé lors des deux rencontres sur le refus d?Israël de lever tous ses points de contrôle. Aucune autre réunion n?est prévue. Pourtant, la veille, le président palestinien Mahmoud Abbas et le ministre israélien de la Défense, Shaul Mofaz, avaient fait le point de la question lors d?une rencontre au point de passage d?Erez, entre Israël et Gaza.

Aucun calendrier ferme n?avait été annoncé mais les deux hommes avaient laissé entendre que Jéricho et Toulkarem reviendraient sous le contrôle des forces palestiniennes dans les prochains jours. Les réunions militaires de mercredi devaient permettre la mise au point des modalité précises de ce repli de Tsahal, d?abord de Jéricho, puis de Toulkarem. Mais l?ampleur du repli a posé problème.

Israël est resté inébranlable dans son refus de lever tous les barrages routiers militaires dans les environs de Jéricho afin de permettre à nouveau la libre circulation entre cette oasis enclavée et le reste de la Cisjordanie, a précis Hadj Ismaïl Djaber, chef de la sécurité nationale palestinienne. Israël rechigne à lever ses barrages entre les villes en raison de ses doutes sur la capacité des services de sécurité palestiniens à intercepter les activistes radicaux projetant des attentats.

Jéricho, qui n?a été le théâtre que de violences limitées au cours de la seconde intifada, a été choisi comme première ville à évacuer parce qu?elle pose précisément le moins de problèmes. ?Après, ils auront d?autres villes, mais il faudra qu?ils assument la responsabilité de faire cesser le terrorisme?, a souligné Amos Gilad, haut responsable au ministère israélien de la Défense. A l?origine, c?est Toulkarem qui devait être restituée la première. Mais c?est la ville d?origine du kamikaze qui a commis un attentat meurtrier il y a deux semaines à Tel Aviv, entraînant un gel provisoire des projets de retrait israélien. ?Nous devons donner leur chance aux Palestiniens. Mais il faudra qu?ils fassent cesser le terrorisme immédiatement?, a souligné Gilad.

<B>Mohamed ASSADI</B>

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