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Le Queen Elizabeth College maintient sa suprématie
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Le Queen Elizabeth College maintient sa suprématie
Le pays ne sera pas à court de médecins, d?avocates, d?ingénieurs et d?économistes. A moins que les lauréates du Queen Elizabeth College (QEC) ne modifient leur trajectoire en cours de route...
Parmi les futurs médecins, il y a Pitsien Lang Pin Nam, 18 ans. Difficile de s?éloigner du milieu quand son père, Jim, exerce comme chirurgien dentiste et sa mère, Tchye Youn, comme pédiatre. Son stage de quatre semaines en tant ?qu?observatrice passive? à la clinique du Bon Pasteur l?a confortée dans son choix. Mercredi, la Fête du Printemps aura une autre saveur. ?Je pourrai aller danser et m?amuser l?esprit tranquille.?
L?autre futur médecin n?est autre que Zaynab Hosany, 18 ans, fille de Reshad, secrétaire permanent à la Sécurité sociale et de Nazila, finance officer au ministère des Infrastructures publiques. La douce et pieuse Zaynab qui attribue sa réussite au travail acharné et à la volonté divine, veut ?alléger la souffrance des gens?.
L?environnement familial a été un facteur déterminant dans le choix des études supérieures de Kamlesh Kumari Domah, 18 ans. Même si sa mère, Chandra Rita, est médecin généraliste, la jeune fille a davantage subi l?influence de son père, le juge Bushan Domah. Maurice regorge certes d?avocats, mais elle recherche un créneau spécifique tel le droit sur l?informatique.
Fortuit
Le droit comme matière d?études supérieures pour Vijayalutchmee Ersapah, 18 ans, est tout ce qu?il y a de plus fortuit. ?J?ai procédé par élimination?, avoue-t-elle. Elle savait que Rama, son père, assistant inspecteur à la Central Water Authority et sa mère, Devegi, secrétaire, ne pouvaient lui payer ses études. Elle devait y arriver seule. Elle a d?abord pris part aux examens de l?Alliance française, ratant d?un poil la bourse. Elle a joué son va-tout au Higher School Certificate et cela s?est avéré payant. Son but: défendre les minorités, en particulier? les femmes.
Shyanika Benimadhu, 18 ans, est fidèle à ses principes. Ayant découvert et apprécié l?économie, la jeune fille dont le père, Shyam, est un scientifique à l?Agricultural Research and Extension Unit et la mère enseignante au collège Lorette de Rose-Hill, veut bien évidemment être économiste. Sa joie était double, hier, car son cousin, Avnish Gungadurdoss, est également lauréat.
Aadila Domah, 19 ans, marchera sur les traces de sa mère Rashida, comptable exerçant comme System Enhancement Officer à l?Independent Commission against Corruption. Mais elle ne méprise pas pour autant la spécialité de son père Anwar, Data Processing Officer à Constance La Gaieté. Elle sera donc analyste financière et la Bourse devra compter avec elle.
Les futures ingénieurs sont dans le lot. Natacha Kong Pun Cheong, 18 ans, dont la mère Marie-Lise est enseignante de sciences à la State Secondary School de Sodnac et le père, Raymond, gestionnaire dans une firme privée, veut étudier le génie en Australie. Bien que sa s?ur soit déjà à Melbourne, elle veut briller sous le soleil de Sydney. La raison étant que Melbourne regorge trop de Mauriciens. De plus, Natasha veut voler de ses propres ailes.
Le génie aéronautique a tapé dans l??il de Kreeti Devi Ramroop, 18 ans, qui est ?stimulée? par les mathématiques. Ses parents, Dhirendra, chargé de cours de chimie au Mauritius Institute of Education et sa mère Kavita, sténo-dactylo à l?hôpital de Moka, approuvent totalement, d?autant qu?elle veut rentrer au pays après ses études.
Hésitantes
Dans la catégorie des lauréates hésitantes, se trouve Manisha Ramphul, 18 ans, dont le père, Jayprakash, est médecin en santé publique et la mère, Sooneeta, cadre aux Impôts. Elle oscille entre la médecine et les statistiques. Sa certitude: rentrer pour mettre ses compétences au service du pays.
Lona Jawaheer, 18 ans, parle un français impeccable. Et pour cause : sa mère, Sheila, est enseignante de français au Hindu Girls. Elle ne suivra pas son père Gawtum, ingénieur mécanique à son compte. Pour elle, ce sera ?probablement médecine? ou ?bioengineering?.
Si Géraldine Koon Kam King n?a pas d?idée précise de sa spécialisation future, il se peut que ce soit en raison d?une combinaison originale de matières : l?économie et la chimie. Celle-ci a porté ses fruits. Cette jeune fille de 18 ans pense au droit mais rien n?est moins sûr. Géraldine, dont la mère, Julie, est enseignante de mandarin au Mahatma Gandhi Institute et le père Régis, ingénieur au Central Electricity Board, dédie sa bourse à ses grands-pères défunts : Chan Hou Lung mort avant sa naissance, mais qui attachait énormément d?importance aux études, et Koon Kam King, qui rêvait d?un lauréat dans la famille.
Dans toute bande, il y a un inclassable. Celle qui peut revendiquer ce titre, c?est sans conteste Meenakshi Devi Gukhool, 19 ans, fille de Dilip, chargé de cours en génie mécanique à l?université de Maurice et de Sadna, fonctionnaire. Head Girl, elle a su allier études et activités extra-scolaires, notamment en étant membre de l?English Speaking Union. Cette future journaliste économique est aux yeux de sa rectrice, ?la preuve concrète que le QEC ne développe pas que l?académique??
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