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Le PM : ?Les meneurs de la manifestation de mardi identifiés?
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Le PM : ?Les meneurs de la manifestation de mardi identifiés?
La police a identifié les meneurs de la manifestation illégale, mardi dernier, devant l?Hôtel du gouvernement et continue son enquête. C?est ce qui ressort de la réponse à la Private Notice Question (PNQ) du leader de l?opposition Nando Bodha au Premier ministre, Navin Ramgoolam, à l?Assemblée nationale, hier.
La question de Nando Bodha, très générale sur la situation de law and order a permis à Ramgoolam de faire une déclaration sur la manifestation des membres de la Jamiat-Ul-Islam de mardi dernier. Mais le leader de l?opposition ne s?est pas appesanti et n?a pas posé de questions supplémentaires sur ce sujet qui intéresse l?opinion publique. Et Navin Ramgoolam n?a pas fourni davantage de renseignements à ce propos.
Il a cependant abordé l?arrestation d?Iqbal Ghani, accusé d?avoir tenu une manifestation illégale lundi dernier. Raffick Goolfee, qu?une photo de l?express montre, en train de faire voltiger la casquette d?un policier, fait aussi l?objet d?une enquête policière. Enquête qui ?suit son cours?, a assuré le PM. Il affirme cependant que ?tout acte illégal sera punissable mais (que) les droits des suspects seront respectés? .
Le leader de l?opposition a aussi voulu démontrer que la situation actuelle du law and order serait en partie le résultat des relations peu cordiales entre le PM et le commissaire de police. Navin Ramgoolam a répliqué que les relations étaient correctes et que s?il ne rencontrait pas Ramanooj Gopalsingh tous les jours, il recevait néanmoins un rapport quotidien sur la situation du law and order et qu?il parlait régulièrement au CP au téléphone.
?Réinstaurer la confiance?
Le speaker a interrompu Nando Bodha pour lui rappeler que le Premier ministre avait déjà répondu à ces questions à la suite d?une question parlementaire de Rajesh Bhagwan, il y a quelques semaines. Navin Ramgoolam a précisé que ?malgré ce qui se dit dans la presse, je ne donne pas de directives à d?autres officiers de la force policière?.
Le Premier ministre a par ailleurs reconnu qu?il y a un problème au niveau de la confiance qu?inspire la force policière au public. ?Un partenariat police-public aidera à réinstaurer cette confiance?, a-t-il affirmé. Le PM annonce aussi davantage de formation, ce qui aidera la police à travailler de ?manière à inspirer la confiance?. Les procédures ayant trait aux enquêtes criminelles seront revues et Ramgoolam parle de l?éventuelle introduction d?un ?Police and Criminal Evidence Act.?
En ce qui concerne les demandes pour la tenue de manifestations, le Premier ministre affirme en outre que la loi autorise le commissaire de police à refuser ou à accepter une demande pour une manifestation, ou d?y accéder sous certaines conditions. Et lorsqu?il y a une manifestation illégale, la police, affirme encore le PM, ?peut utiliser la force nécessaire pour la disperser?.
La loi donne au CP le pouvoir de gérer l?affaire, précise Ramgoolam. Et d?expliquer que mardi dernier, à dix heures, quelque 300 personnes se sont réunies devant l?Hôtel du gouvernement et y ont tenu une manifestation illégale. Vers 12 h 45, ajoute Ramgoolam, la foule s?est dispersée paisiblement mais ce, après que le policier responsable de la Special Supporting Unit (SSU) leur a demandé de partir. Ordre auquel ils n?ont pas obéi sur le champ. Le PM ne donnera pas plus d?explications dans sa réponse liminaire. Bodha ne posera pas d?autres questions.
La séance de la PNQ a ensuite amené Nando Bodha à revenir sur l?affaire Manan Fakoo et à sa réddition au bureau de l?Attorney General, montrant par la même Rama Valayden du doigt. L?objectif du leader de l?opposition : démontrer qu?il y a au sein de la police une politique de deux poids et deux mesures. Ramgoolam ne s?est pas laissé faire, quoiqu?il ait admis qu?il n?approuvait pas tout à fait la manière dont cela s?est fait. Il ajoutera que ?dans le passé, des suspects ont été reçus par le Premier ministre?.
Nando Bodha a aussi fait référence à l?arrestation de Reaz Chuttoo, s?élevant contre le fait qu?il ait été ?arrêté quatre ans après (?) alors que dans certains cas, ces délits sont excusés?. Le point que le leader de l?opposition voulait mettre en évidence a été noyé par les ricanements de la majorité. Mieux vaut tard que jamais, a répondu Navin Ramgoolam.
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