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Le Nouvel An asiatique, une période sensible
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Le Nouvel An asiatique, une période sensible
Le déplacement attendu de centaines de millions de personnes et de volailles en vue de ce week-end du Nouvel An en Asie, représente un motif d?inquiétude pour les experts, qui redoutent une propagation de la grippe aviaire. Malgré tout, nombreux sont ceux dans la région qui ne craignent pas d?entamer l??année du cochon? en consommant du poulet.
?La dernière fois nous n?avions pas mangé de poulet. On a eu l?impression qu?il manquait quelque chose à notre fête?, déclare Dinh Tuyet Anh, une Vietnamienne en achetant deux volailles sur un marché de Hanoï (nord). ?Nous avons appris à la télévision que l?épidémie n?avait pas gagné le nord du pays?, précise-t-elle.
Depuis 2003, le virus H5N1 a tué 166 personnes, essentiellement en Asie, dont 42 au Vietnam, pays le plus touché après l?Indonésie (63), selon les chiffres de l?Organisation mondiale de la santé (OMS). Les experts craignent que le virus puissent muter en une forme capable de se transmettre facilement chez l?homme, ce qui pourrait créer une pandémie.
Cette période de l?année en Asie est jugée sensible car les volailles, principal vecteur de la maladie, sont au coeur de nombreuses traditions dans la région.
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