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Le MSM clôt à Flacq sa série de congrès
Étonnant, voire même déconcertant que le vingtième et dernier rassemblement des partisans du Mouvement socialiste militant (MSM) de la campagne de mobilisation s?est achevé devant une foule moyenne. Plus rien n?indiquait qu?un peu plus de 1 000 personnes se trouvaient, au début du congrès, au collège Modern à Centre-de-Flacq. Il n?en restait, en effet, plus que quelques centaines. Curieusement, la grande hémorragie a eu lieu durant le discours du leader du MSM, Pravind Jugnauth.
Les organisateurs pensent à une possible explication : le film indien du jeudi soir aurait attiré la foule composée en grande partie de femmes. Il faut dire qu?en raison des longs discours de certains orateurs, Pravind Jugnauth n?a entamé le sien qu?après 19 heures.
Pour ce dernier congrès de la série, les différents orateurs ne sont pas sortis des sentiers battus. Les thèmes majeurs : démagogie de l?opposition, mauvaise gestion de l?ancien régime et les bonnes décisions de l?actuel gouvernement dans un contexte économique très difficile, avec l?augmentation du baril de pétrole en ligne de mire.
Pravind Jugnauth et Anil Bachoo se sont notamment attardés sur les difficultés qui pèsent sur le textile et le secteur sucre. Ils ont aussi évoqué les mesures prises pour garder le pays sur les rails. Ils n?ont, en outre, pas manqué de critiquer énergiquement l?attitude démagogique de l?opposition.
?PTr ena solisyon pou tou. Kan ti o pouvoir pa ti ena, kan dan opozision li ena, me li pa kapav dir tansion nou kopie so lide?, lance Pravind Jugnauth à la foule. Parlant du premier budget qu?il a présenté en tant que ministre des Finances, ce dernier affirme avoir été motivé par la pensée de donner plus à ceux au bas de l?échelle. C?est la raison pour laquelle il a, explique-t-il, décidé de supprimer la pension de vieillesse non contributive pour les plus aisés.
?Dommage qu?au niveau de la Sécurité sociale il y a eu cafouillage. Il aurait peut-être fallu mieux planifier?, affirme le leader du MSM, commentant ainsi la levée de boucliers de ces derniers jours.
La réaction des syndicalistes à l?hôtel du gouvernement hier est également déplorée. ?J?ai fait le maximum pour arriver à un consensus sur la Mauritius Revenue Authority. Je trouve navrant que certains ont fait un walk-out pendant que je m?expliquais. Pe pran dimoun pou bourik. Mo ti pe atann zot fer sugestion. Li regretab. Mo deplor latitid sindikalis.?
Mookeshwur Choonee estime, pour sa part, que Maurice se débrouille plutôt bien pour un petit pays sur la scène internationale. ?Nou enn gouvernma ki pe donn rezilta. Avan ti ena enn ki pa ti pe done.? Prem Koonjoo a abondé dans le même sens. Il a réfuté les arguments de l?opposition sur le ?grand capital?. ?Kan Paul Bérenger ti fer Navin Ramgoolam vinn Premie minis en ?96, ki couler li ti ete ? blan, zonn ? ki sanla pe develop pei?, a-t-il demandé en prêchant l?unité.
Anil Bachoo, qui présidait la réunion, s?est attardé sur les facteurs qui causent les augmentations. ?Pa krwar nou kontan kan pri monte. Faudre anti-patriot pou krwar sa.?
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