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Le métier de videurs bientôt réglementé

25 mars 2008, 00:00

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Ils devront tous désormais porter un uniforme au travail. Eux, ce sont les videurs de boîtes de nuit, casinos, restaurants et autres clubs privés. A l?issue de plusieurs incidents les impliquant, leur métier sera mieux réglementé avec le Private Security Service (Amendement) Bill. Il sera présenté en première lecture à l?Assemblée nationale aujourd?hui. Objectif : assurer un contrôle plus rigoureux notamment dans le recrutement des videurs.

Avec cet amendement au texte de loi, la définition du terme security guard s?en trouve élargie. Outre la signification «employé d?une compagnie de sécurité», le terme se réfère également aux videurs et autres agents de sécurité employés dans les boîtes de nuit, discothèques, clubs privés, restaurants vendant des boissons alcoolisées et casinos.

Les videurs et agents de sécurité travaillant dans ces secteurs sont réglementés par la Private Security Service Act de 2004. Désormais, pour pouvoir travailler, chaque videur devra obligatoirement détenir un «certificate of registration» délivré par le commissaire de police.

<B>«On recrute n?importe qui»</B>

Celui-ci devra aussi spécifier un type d?uniforme que les agents de sécurité devront porter quand ils sont en service. Ainsi, aucun videur ne pourra travailler s?il ne porte pas d?uniforme. Le certificat, lui, sera obtenu seulement après avoir rempli plusieurs critères, entre autres, celui de détenir suffisamment d?expérience pour le métier.

Graig Grewell, directeur du Banana Club à Grand-Baie, accueille plutôt favorablement ce changement. «Les postulants doivent être qualifiés. Ils ne doivent pas avoir de problème avec la police, donc aucun casier judiciaire. Ils doivent aussi être disciplinés pour ce travail», lâche-t-il. Il confie également n?avoir jamais eu de problème avec son personnel. Pour lui, la communication est importante. «Nous parlons toujours avec notre staff pour qu?il calme les choses. Si cela dégénère vraiment, là, nous faisons appel à la police.»

Un responsable de sécurité dans un casino des hautes Plaines-Wilhems, lâche, lui, enthousiaste : «S?il y a des critères à respecter, je serai le premier à dire oui !» Selon lui, ces mesures aideront à légaliser le métier et à le rendre plus professionnel. «On recrute n?importe qui et de n?importe où. Il n?y a aucun critère.»

Jacques de Grand-Baie, un habitué des boîtes de nuit et discothèques, dit aussi accueillir favorablement l?amendement. «Certains videurs, explique-t-il, sont agressifs envers les clients, surtout si ces clients sont Mauriciens.» Il pense que la loi protégera les clients contre les discriminations car, avec cet amendement, il n?y aura plus de videurs «hors la loi».

M.C.C.L.</B>

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