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Le chef égyptien Tarek Ibrahim révèle ses astuces culinaires

22 septembre 2008, 20:00

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De jeunes chefs ont bénéficié d?un cours spécial en cuisine. Le chef Tarek Ibrahim, consultant en Meat & Livestock Australia pour le Moyen-Orient et l?Afrique du Nord, a animé cette formation le 17 septembre, au Hotel and Catering Training Centre (HCTC), à Centre-de-Flacq. Ils ont tous participé, samedi, à un concours national organisé par la Mauritius Chefs Association (MCA) dans le cadre de son dixième anniversaire.

Ces jeunes chefs viennent des établissements hôteliers du pays, dont Anahita, Coco Beach, Le Canonnier, Prince Maurice, Movenpick Resort & Spa, Taj Exotica Resorts & Spa, Legends, Belle Mare Plage, Preskil, Four Seasons, Merville, Tamassa et Paradis. Ils ont été très impressionnés par les différentes astuces culinaires révélées par le chef Tarek Ibrahim.

Connaître les produits

Le chef Jean Burt Dardenne, de l?hôtel Prince Maurice, estime avoir beaucoup appris sur des techniques de cuisson, de la manipulation de la viande et du suivi du stockage. «A titre d?exemple : la viande comprend différentes parties qui requièrent différents types de cuisson», explique-t-il.

Pour Vijranand Kallooa, Executive Chef de l?hôtel Coco Beach, 33 ans de carrière, ce cours permet aux jeunes chefs d?approfondir leurs connaissances générales et de partager des expériences. «Quand on rencontre des chefs d?un autre pays, il y a toujours des choses à apprendre», dit-il.

Le chef Jean François Grossierenez, d?Anahita, estime que ce cours lui a permis de mieux connaître les différents produits utilisés. Avis partagé par le chef Ashvin Beekharry, de l?hôtel Tamassa de Bel-Ombre. «Il y a différents moyens pour identifier la qualité de la viande. Par exemple, elle doit être rouge et non de couleur verdâtre», dit-il.

«Il est important pour un chef de savoir dans quelles conditions un animal a été transporté avant d?être abattu. Ces considérations aident à avoir les meilleurs résultats de cuisson», précise le chef Westley Chowrimootoo de l?hôtel Le Canonnier.

Mougam Pareatumbee, secrétaire de la MCA et directeur du HCTC déplore, lui, que l?école hôtelière Sir Gaëtan Duval était fermée mercredi en raison du mauvais temps.

«C?est une insulte à un chef de la trempe de Tarek Ibrahim qui devait y donner des cours. En fermant l?école hôtelière pour cause de mauvais temps, on donne un mauvais exemple aux stagiaires qui ne sont pas des enfants, mais des futurs chefs. Il est important de savoir que les chefs travaillent même pendant des cyclones», soutient-il.

PORTRAIT

Quand le pilote devient chef

■ Originaire du Caire, en Egypte, Tarek Ibrahim (photo) a démarré comme «survey engineer» à l?âge de 18 ans. Un an plus tard, il met le cap sur les Etats-Unis pour des études de pilote de ligne.

Par la suite, Tarek Ibrahim trouve le métier de pilote ennuyeux. Sa rencontre avec le chef allemand Palm Erickson a été le déclic. Mais il n?aime pas suivre des cours à l?école hôtelière. Il décide alors de travailler comme cuisinier dans des hôtels et restaurants. «Chaque six mois, je changeais d?hôtel. Ce qui m?a permis d?apprendre différentes cuisines», confie-t-il.

La cuisine l?a toujours fasciné depuis son enfance. « J?ai grandi dans une famille comprenant mes deux s?urs, ma mère et ma tante. Je m?asseyais toujours dans la cuisine pour les regarder à l??uvre», dit-il.

Tarek Ibrahim raffole surtout de la cuisine méditerranéenne. «C?est d?ailleurs ma spécialité. J?ai aussi enseigné la pâtisserie». Tarek Ibrahim a été propriétaire de cinq restaurants aux Etats-Unis. Il a également enseigné la cuisine à l?«Art Institute International» de 1998 à 2005.

Mais après 27 ans aux Etats-Unis, l?appel de son pays était fort. Il vend alors ses cinq hôtels et retourne en Egypte. Il sera manager de l?équipe olympique de cuisine. Depuis trois ans, il est consultant «Meat & Livestock Australia» pour le Moyen-Orient et l?Afrique du Nord.

Le chef égyptien apprécie beaucoup la cuisine mauricienne, dont l?alouda et le farata. Récipiendaire de plusieurs médailles d?or en cuisine, il révèle qu?il a été à trois reprises primé aux Etats-Unis pour ses plats à base de porc, sans toutefois les goûter. Tarek Ibrahim projette de revenir à Maurice l?année prochaine, pour des cours sur les différentes méthodes de cuisson des viandes en provenance d?Australie. Mais dans un style égyptien.

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