Publicité
Le blues des employés
Triste journée que celle des employés de la DWC en ce mercredi 31 janvier. C?est la date que le gouvernement a choisie pour la fermeture de ce corps parapublic. C?est dans une ambiance de désolation et de désarroi que ces employés voient ainsi disparaître ce qu?ils qualifient « d?institution qui a contribué énormément au progrès et au développement de ce pays ».
Alors qu?un va-et-vient incessant était apparent sur les lieux, certains évoquent avec nostalgie les nombreuses années au service de cette entreprise d?État, alors que d?autres réfléchissent à leur avenir.
Ainsi, trois femmes ayant occupé de hautes responsabilités administratives ne cachent pas leur tristesse et leur amertume. « Nous avons travaillé avec tout notre c?ur et ce, pendant 30 ans, et aujourd?hui, nous sommes jetées après tant d?années de travail. Qu?est-ce qu?on a reçu ? On ne parle que de déficit. Mais on occulte nos réalisations. Notre empreinte est partout : que ce soit dans la construction de routes, d?écoles, de centres sociaux? », déclare ces trois dames très remontées contre le gouvernement.
Plus loin, les discours sont les mêmes. Qu?ils soient cadres ou travailleurs manuels, ils rendent tous le gouvernement responsable de cette fermeture. Louis George Palmyre, charpentier et cabinetmaker, qui est au service de la DWC depuis 1987, parle avec beaucoup d?émotion de ce qui lui arrive. « J?ai travaillé pour la DWC à Agaléga et St-Brandon et ce, plus d?une fois. Nous avons construit des bâtiments pour le compte du gouvernement. Aujourd?hui, j?ai 53 ans et je vais recevoir une compensation de Rs 251 000 et une pension de Rs 2 200. Comment vivre avec un tel salaire ? D?autant plus que j?ai deux enfants qui font leurs études secondaires. » Son camarade, Narad Beekarry, Watchman, est au bord des larmes. « Je me suis joint comme mon camarade, à la DWC en 1987. Je vais recevoir Rs 120 000 comme compensation et une pension de Rs 2 000. Alors qu?aujourd?hui, je reçois un salaire de Rs 7 500. Comment vais-je payer mes factures ? », se demande-t-il.
Rajen Goodhur, 52 ans, ne comprends pas, quant à lui, pourquoi le gouvernement n?a pas tenu en ligne de compte les six années ? 1987 à 1993, comme faisant partie de leurs années de service. Il attend, lui, la décision du High Powered Committee qui, comme l?a déclaré le Premier ministre, doit continuer son travail, même si la fermeture est effective depuis le 31 janvier.
Aucune offre d?emploi à l?horizon
Un des travailleurs contractuel, Sham Lallchan, 50 ans, se retrouve au chômage après 12 ans de service. Alors que les contractuels étaient 385, ils ne sont plus que 32 aujourd?hui. Il n?y a aucune proposition concrète, selon eux, pour leur trouver du travail. Aucune offre d?emploi à l?horizon. Sham Lallchan est père de quatre enfants et il ne sait plus à quel saint se vouer.
Pour Koosmee Bundhoo, Higher Executive Officer, le gouvernement n?a pas pris en compte leur situation. Selon elle, il y aurait 25 autres employés qui sont dans la même situation qu?elle. Koosmee attend la décision du High Powered Committee. Elle attend d?être redeployed, mais cela risque de peser lourdement sur son moral.
Désormais, les yeux sont tournés vers le High Powered Committee pour trouver une solution pour les 44 travailleurs qui sont dans l?attente d?un reclassement.
Publicité
Publicité
Les plus récents