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La ruée vers les manuels scolaires a bien eu lieu

6 janvier 2007, 20:00

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« C?est chaque année la même chose. Une partie de la clientèle attend le dernier moment pour acheter les manuels scolaires », soupire Bala Pather, le directeur de la librairie Bonanza à Port-Louis. Mais il voit néanmoins le bon côté des choses. « Ils achètent tardivement, mais au moins, ils prennent leurs responsabilités. »

Comme on pouvait s?y attendre, c?était la cohue dans presque toutes les librairies vendredi. Des parents stressés de ne pas avoir pu mettre la main sur les fameux livres se résignent à revenir plus tard. « Le libraire nous a dit de revenir vers le 15 janvier », explique Mohun dont la fille, Deviani, entrera au collège cette année. Il lui manque le livre pour l?hindi.

En fait, plusieurs manuels de langues orientales, dont le marathi, le tamil, l?ourdou et l?arabe, distribués par les Éditions de l?océan Indien, ne sont pas encore disponibles. Mais aucun souci du côté des livres importés, car la majorité est présente sur les étagères. Leur prix, en revanche, a fait sourciller de nombreux parents.

« L?appréciation des devises, l?augmentation du coût du fret et du prix du papier ont eu des répercussions sur le prix des livres. Mais nous n?avons pas répercuté tous ces coûts additionnels car nous avons pu négocier un tarif raisonnable avec nos fournisseurs », souligne Ahmad Sulliman, le directeur de la librairie Le Printemps. Ainsi, les manuels importés coûtent entre 10 et 15 % plus cher cette année.

Mais il est possible de faire jusqu?à 45 % d?économies en optant à la fois pour les livres neufs et les manuels d?occasion, explique Bala Pather. Chez Le Printemps, en décembre, on a proposé aux clients d?échanger les livres d?occasion contre d?autres manuels de seconde main ou du matériel scolaire.

Mais tous ne font pas dans la transparence, prévient Mosadeq Sahebdin, le porte-parole de l?Institut pour la protection des consommateurs. « Certaines librairies achètent des livres d?occasion par lots, à un prix forfaitaire, et les revendent à 70 % du prix normal. Le public a alors l?impression de faire de bonnes affaires, mais les gens ne récoltent en fait que des miettes. » Et la vente et l?achat de produits d?occasion ne sont régis par aucune loi. « Le public doit se rendre dans des librairies qui font dans la transparence », conseille Mosadeq Sahebdin.

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