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La reprise économique entravée par les retards dans l?application des réformes
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La reprise économique entravée par les retards dans l?application des réformes
Renversements des politiques énoncées et signaux confus des autorités. Ces facteurs pourraient entraver la reprise économique, prévient le Mauritius Commercial Bank (MCB) Focus publié hier. Ce dernier prévoit aussi que la croissance économique restera à 5 % principalement en raison de l?impact négatif des conditions climatiques sur la production sucrière alors que l?inflation devrait atteindre les 10,5 % en juin 2007.
Le MCB Focus souligne que la reprise était devenue apparente dans le sillage de l??ambitieux? programme de réforme annoncé dans le budget gouvernemental l?année dernière. Or, malgré le Business Facilitation Act, des goulots d?étranglement administratifs empêchent des compagnies d?être plus productives.
L?objectif fixé par le gouvernement pour atteindre un taux de croissance soutenue d?environ 7 % est ?bien trop ambitieux?, fait aussi ressortir MCB Focus. La raison : le gouvernement est timide dans l?application des réformes fondamentales, notamment en ce qui concerne le marché du travail.
MCB Focus se prononce également sur le chômage, le hausse des prix et le taux de change, entre autres. Il fait ressortir que des contraintes comme les contrôles de prix excessifs, les stratégies anti-compétition et les règlements non transparents doivent rapidement disparaître de la scène économique. Une chute rapide du taux de chômage à un niveau plus acceptable ne peut pas être envisagée dans un proche avenir, d?autant plus que la restructuration de l?économie continuerait à créer des pertes d?emplois.
Augmentations de prix
Malgré la stabilisation relative de la roupie par rapport aux autres devises, le taux de l?inflation a, comme prévu, amorcé une courbe ascendante. Il sera supérieur aux précédentes prévisions en raison des augmentations de prix des denrées alimentaires.
L?inflation devient de plus en plus une source d?inquiétude dans le court terme. Il est prévu qu?elle va atteindre 10,5 % d?ici juin avant de descendre à environ 7,5 % à décembre, un pourcentage toujours élevé. La situation est encore plus inquiétante si l?on prend en considération les conséquences des augmentations de prix à venir.
Le déficit budgétaire devrait dépasser le taux de 4 % du produit intérieur brut (PIB) annoncé dans le budget 2006-2007 pour atteindre 4,4 %. Néanmoins, un fort engagement du gouvernement est requis pour que le déficit budgétaire soit rapidement ramené à un niveau soutenable d?environ 3 % du PIB.
En même temps, MCB Focus considère qu?il est primordial pour les autorités de maintenir des programmes budgétaires qui combattent le piège de la dette et de poursuivre des politiques monétaires qui contribuent à la stabilité des prix.
De plus, les autorités doivent adopter une politique de taux de change appropriée qui puisse limiter l?impact de fluctuations excessives sur les balances extérieures. Ce qui devrait envoyer les bons signaux aux partenaires et créer les conditions idéales pour des opportunités de croissance.
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