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La région de Balaclava promise à un bel avenir

24 janvier 2004, 20:00

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La forte pluie qui s?est abattue sur l?île hier matin aura forcé le Premier ministre, Paul Bérenger, a rebroussé chemin lors d?une visite d?un site qui devrait accueillir un ambitieux projet de développement intégré de dans la région Balaclava,.

Qu?à cela ne tienne, le déluge qui a copieusement arrosé les personnes qui accompagnaient le Premier ministre n?a pas empêché une présentation du projet et un aperçu des lieux. « C?est une façon de partager les retombées du développement», a soutenu Paul Bérenger avec philosophie en évoquant cette forme de développement dit « intégré ». Ce mode engage les divers acteurs locaux à s?impliquer activement dans le processus mis en place: opérateurs économiques, organisations sociales ou plus généralement membres du public.

Fonds de développement

Grâce à cette formule, les promoteurs des projets s?engagent à contribuer, jusqu?à hauteur de Rs 25 millions, à un fonds d?aide. Celui-ci devrait profiter aux habitants de Le Goulet et Le Gamin, deux villages oubliés du développement dont ont bénéficié les autres régions de l?île. Cet argent sera utilisé, entre autres, à financer des services, offrir des facilités sociales, installer des aménités diverses et améliorer la qualité des plages publiques.

Balaclava est le cinquième site ? après Bel Ombre, Les Salines, St Félix et Albion ? où ce mode de développement sera mis en chantier.

Ce concept intégré a d?ores et déjà séduit Jean-Baptiste Emmanuel Wiéhé, directeur de la Compagnie Agricole de Balaclava. Il ne compte pas laisser passer l?occasion : « Nous avons un projet d?hôtel en gestation. Il sera soumis incessamment aux autorités. »

Le projet prévoit la construction de trois hôtels, d?un aquarium et d?un parcours de golf. Cet ambitieux programme devrait transformer les régions avoisinantes.

Situé sur la côte nord, entre le Goulet et l?hôtel Maritim, le site est peu fréquenté. A part quelques agriculteurs et téméraires pêcheurs à la ligne, peu de monde s?aventure dans cet endroit sauvage. Le lieu a été, fort heureusement, préservé de toute pollution.

A l?exception de quelques parcelles, la majorité des terres qui longent cette côte est restée vierge. C?est une végétation luxuriante, composée en grande partie d?acacias, qui a accueilli la délégation du Premier ministre. De quoi consoler les visiteurs des trombes d?eau qu?ils ont subies...

Séduction naturelle

Pour accueillir les touristes en mal d?exotisme, il faut, bien sûr des plages. Mais des plages, dans cette partie de l?île, il n?y en a pas. Il va donc falloir en créer. Pour le moment, les visiteurs devront se contenter du spectacle des grandes vagues qui s?écrasent paresseusement contre la barrière corallienne située à un jet de pierre. Affaiblies, elles viennent ensuite mourir sur les récifs basaltiques, qui telles des sentinelles, sont éparpillés çà et là sur la côte.

Le bruit des vagues, les chants des oiseaux, l?absence de toute activité humaine, l?ombre des grands arbres qui offrent généreusement leur protection lors des fortes chaleurs d?été, tout invite à la détente.

Autant d?atouts que ne manqueront pas d?exploiter les promoteurs pour inciter les touristes à venir se reposer dans cet environnement qui sera réaménagé pour leur plus grand bonheur.

Loin de cette ceinture végétale naturelle, on découvre les champs de canne à sucre exploités par la Compagnie Agricole de Balaclava et la société Massilia Ltée, ainsi que la Trio Cooperative Credit Society.

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