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La MSPA craint les conséquences de la modification du plan de réforme
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La MSPA craint les conséquences de la modification du plan de réforme
?Etonnee.? Telle est la réaction de la Mauritius Sugar Producers Association (MSPA) aux propos du Premier ministre, Navin Ramgoolam, sur la réforme du secteur sucrier. La MSPA n?a pas tardé à dire sa surprise face à la prise de position du Premier ministre, eu égard aux conséquences qu?une possible modification de la Multi Annual Adaptation Stragtegy (MAAS) pourrait avoir sur la réforme de l?industrie sucrière ainsi que sur l?économie nationale dans son ensemble. Elle a émis un communiqué hier après-midi.
Dans son intervention, dimanche, lors du congrès du Parti travailliste à Réduit, le Premier ministre a exprimé son intention de modifier la MAAS. Il a réclamé l?ouverture de l?actionnariat des raffineries et des distilleries aux planteurs et travailleurs de l?industrie sucrière et à la population dans son ensemble. Le Premier ministre a fait état de son opposition à l?établissement de prix garantis aux producteurs indépendants d?énergie pour la vente de l?électricité au Central Electricity Board.
Un sucrier souligne qu?il faut savoir quels sont les changements qui seront apportés à la MAAS. ?On est déçu car un accord signé entre toutes les parties est remis en question. L?humeur n?est pas très favorable car le gouvernement change les règles du jeu et ajoute de nouvelles conditions. Il y a certainement des appréhensions. Le mood est à l?attente.?
La MSPA s?est donc réunie hier pour examiner les propos du Premier ministre au sujet de son intention de modifier le plan de réforme de l?industrie sucrière.
Jean Li Yuen Fong, directeur de la MSPA, affirme que le pays n?a que très partiellement satisfait à ce jour aux indices de performance agréés avec l?Union européenne (UE) pour 2007. Cela constitue une ?source d?inquiétude grandissante? pour la MSPA.
Or, ajoute Jean Li Yuen Fong, la MAAS est le produit d?un ?consensus national?, impliquant tous les partenaires de l?industrie sucrière. Car elle a été élaborée début 2006 par le ministère de l?Agro-industrie, en consultation avec les acteurs de l?industrie sucrière. Elle a reçu le consensus de toutes les parties concernées. Ce plan a été débattu et approuvé par le Conseil des ministres le 21 avril 2006, pour être ensuite officiellement remis à l?UE le 25 avril 2006, par le ministre des Finances.
Selon la MSPA, c?est sur la base de la MAAS que Maurice a obtenu pas moins de 15 % de l?aide totale accordée par l?UE aux pays d?Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP). En septembre 2006, le gouvernement et l?UE ont signé un accord de financement pour le décaissement de la première tranche d?aide de l?UE.
D?ailleurs, dans cet accord, les deux parties ont agréé aux indicateurs de performance auxquels Maurice devra souscrire pour accéder à cette première tranche d?aide. Ces indicateurs de performance sont : la fermeture de trois usines, l?application du Voluntary Retirement Scheme (VRS) 2 pour au moins 1 500 employés et leur formation, ainsi que l?épierrage de 300 hectares de terre appartenant aux petits planteurs.
Dans son communiqué, la MSPA souligne que cette aide de l?UE (quelque 301 millions d?euros) sera versée par tranches au gouvernement mauricien, qui se chargera de sa redistribution. De cette somme, plus de la moitié sera redistribuée à divers secteurs émergents (non-sucre) de l?économie nationale, et le reste sera utilisé pour financer le plan de retraite anticipée des travailleurs (VRS 2 et Blue Print) et le projet de regroupement et d?épierrage des petits planteurs.
La MSPA ajoute qu?en février, le Premier ministre a plaidé de nouveau la cause de Maurice à l?UE, et a obtenu de celle-ci une aide accrue amenant ainsi la part de Maurice à 19,4 % de l?aide globale accordée aux pays ACP.
Sans compter, estime la MSPA, que le gouvernement a plusieurs fois validé la MAAS à travers, par exemple, l?amendement au Sugar Industry Efficiency Bill afin de permettre l?application de plusieurs aspects du plan.
Les mesures préconisées dans ce plan, qualifié par l?UE de ?quality, comprehensive plan for the restructuring of the sugar sector? lors de la cérémonie de signature du ?Financing Agreement? entre le gouvernement et l?UE le 10 mai, sont connues dans leurs moindres détails depuis plus d?un an.
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