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La maîtresse d?école étranglée pour Rs 1 500

24 janvier 2004, 20:00

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Etranglée pour Rs 1 500 ! Quatre semaines après la découverte du corps d?Anne Marthe Julie Easton, 80 ans, maîtresse d?école à la retraite, les criminels courent toujours.

Ses proches, ainsi que les policiers de Rose-Hill qui ont fait la macabre découverte dans la nuit du 26 décembre, pensaient que la ou les personnes qui a (ont) pénétré chez l?octogénaire, lui avai(en)t subtilisé son portefeuille ? il contenait plusieurs milliers de roupies ainsi que son chéquier. Or, il y a quelques jours, lors d?une fouille minutieuse de la maison située à la rue Malartic, Rose-Hill, les proches ont retrouvé le chéquier, à sa place habituelle, caché au-dessus de son armoire.

Le fils de la victime, Pierrot Easton, a également récupéré Rs 4 000 que sa défunte mère avait dissimulées dans la maison. Ce qui porte à croire qu?il ne restait pas grand-chose des Rs 7 000 qu?elle avait retirées de son compte le 12 décembre en prévision des achats de Noël. Le portefeuille devait contenir, au pis aller, quelque Rs 1 500.

« Son portefeuille devait contenir un millier de roupies si l?on considère que les Rs 4 000 que j?ai retrouvées proviennent bien de son dernier retrait de décembre », explique Pierrot Easton. Le fils a pris les devants. Il a averti la banque afin de faire stopper tout paiement des chèques émis récemment par la vieille dame. Il espère que cette mesure permettra de remonter jusqu?aux assassins. « Le chéquier a été retrouvé. Ma mère n?avait émis que deux chèques avant sa mort. L?un était destiné à la Bible Society et l?autre devait régler un abonnement à Parole de chaque jour ».

Selon les premiers recoupements d?informations effectués par ses proches, Julie Easton a été assassinée dans la journée du 26 décembre. « La femme de ménage d?un voisin déclare avoir entendu un bruit sourd vers 11h15, comme si l?on cognait dans le mur », confie Pierrot Easton. Selon ce dernier, « le ou les criminel(s) devai(en)t bien connaître le quartier. Ma mère ne fermait jamais les portes à clef. Elle les laissait toujours grandes ouvertes afin d?aérer la maison ». Vivant seule depuis le décès de son époux, l?octogénaire était une proie relativement facile. « Si l?assassin est entré par l?entrée, ma mère aurait immédiatement été alertée car le portail grince affreusement. Je pense qu?il est passé par-derrière, à travers la haie de bambous anémique et en franchissant la clôture métallique haute de quatre pieds. »

C?est un neveu de la victime qui a découvert le cadavre vers 21 h 40. Il était passé prendre la vieille dame pour l?emmener dîner chez son fils Pierrot à Pointe-aux-Sables. Elle gisait sur le dos et portait une blessure à la tête. Les enquêteurs ont d?abord envisagé une chute, mais un détail troublant leur a fait envisager l?hypothèse d?un cambriolage : le sac à main de la vieille dame a été retrouvé sous le lavabo. Femme très ordonnée, Julie Easton n?aurait jamais laissé ainsi traîner ses affaires.

Seul regret de son fils Pierrot : « Si les policiers avaient utilisé les services d?un chien-renifleur, comme dans l?affaire Chaperon, peut-être aurait-on trouvé d?autres indices sur ce meurtre.»

L?interrogatoire du jardinier et de la femme de ménage n?a rien donné. Dans le passé, la cour de la victime a été visitée par des voleurs de letchis et des cambrioleurs. Ces malfrats se sont également introduits dans la maison du voisin, deux semaines après le meurtre de Julie Easton. Ces deux infractions seraient-elles liées ? C?est l?énigme que tentent de résoudre les policiers de Rose-Hill.

Encore à l?essai

Les enquêteurs seraient sur la piste des assassins. Les indices, aussi maigres soient-ils, auraient parlé. L?arrestation des criminels ne saurait tarder, affirme-t-on.

Il y a quelques jours, les officiers du laboratoire médico-légal (Forensic Science Laboratory (FSL)) ont été convoqués au Central Criminal Investigation Department (CCID) pour s?expliquer sur le retard pris dans l?analyse des prélèvements effectués sur les lieux du crime. Ces officiers auraient déclaré « que les échantillons ont tourné, n?ayant pas été stockés comme il le fallait. » Des policiers donnent une tout autre version : les officiers du FSL qui ont procédé à ces examens, n?en maîtrisaient pas la technique, étant encore en période d?essai (on probation).

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