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La liquidation de David Whitehead décidée

30 mai 2004, 20:00

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Les principaux actionnaires de David Whitehead (Mauritius) Ltd décident la liquidation de cette usine de production de tissus de coton, installée à Ebène, sur des terres agricoles appartenant à Highlands (Lonrho). L?usine a fermé ses portes en décembre 1977, après seulement quinze mois d?opération et après avoir subi des pertes de Rs 14 millions. La récession internationale, la baisse de productivité et d?importants problèmes portuaires furent alors présentés comme les principaux facteurs ayant entraîné la fermeture de cette usine. Les liquidateurs en sont Gaëtan Bouic de De Chazal du Mée et Y. Pat Chong de Kemp Chatteris. Il aurait fallu réinvestir Rs 30 millions pour relancer la production. Un effort difficile à fournir en raison de garanties insuffisantes. Les malheurs de David Whitehead démontrent, en tout cas, qu?il ne peut y avoir industrialisation réussie sans une productivité portuaire satisfaisante et sûre. Au moment de sa fermeture, cette usine textile employait 220 personnes. Les vastes locaux, situés sur la route d?Ebène, à la sortie est de Rose-Hill, sont longtemps demeurés inoccupés. Ils font partie aujourd?hui du complexe de formation de l?IVTB.

De Madrid où il occupe d?importantes fonctions au sein de l?Organisation mondiale du Tourisme, Régis Fanchette fait savoir que la destination Maurice est trop chère. Il donne quelques exemples. Des vacances à Maurice ou à la Réunion coûtent deux fois plus cher que celles passées aux îles Canaries. Whisky et cognac sont exorbitants à Maurice. La tendance irréversible à la hausse des prix des produits pétroliers incitera les principaux marchés touristiques à promouvoir plutôt le tourisme intérieur et local. Charité bien ordonnée commence par soi. Autrement dit : la Corrèze avant le Zambèse ! Une fois de plus ! Le tourisme domestique a globalement quadruplé par rapport au tourisme à l?étranger, depuis le début de la crise pétrolière. Raison de plus pour faire, à Maurice, la chasse aux gaspillages et pour dorloter les voyageurs venant de loin. Ils veulent de moins en moins être tondus comme des moutons. Régis Fanchette rappelle qu?un menu économique coûte, à Paris, moins de 20 francs et on y trouve des menus gastronomiques autour de 50 francs. Il ne comprend pas pourquoi les huîtres de Maurice coûtent plus cher que celles de Bretagne sans être aussi goûtées. Il stigmatise les solutions de facilité en matière de promotion qui consistent à inviter des personnalités, avec pour résultat une publicité de plus pour ces dernières et quelques lignes de consolation pour la destination les recevant comme des princes. ?A part Jacques Brel, je n?ai connu peu ou prou de grandes vedettes qui n?aient été en mesure de justifier leur réputation (?) de grands cabotins.?

Un éditorialiste de l?express déclare accepter la compensation salariale de seulement 3 % qu?accordent les princes gouvernant Maurice à la population active rétribuée. Il y ajoute toutefois une condition : que le gouvernement ne s?accorde pas une augmentation budgétaire supérieure à ces 3 %, ni aucun budget additionnel pendant l?année financière 1979-80. Sur un budget national annuel de Rs 1,6 milliard, le ministre des Finances, Nadess Ringadoo, devra donc compter avec une compensation budgétaire de seulement Rs 48 millions. (NdlR : Le budget courant 1978-79 fut en fait de Rs 1,76 milliard et celui de 1979-80, Rs 2,01 milliards, soit une hausse de ? 14 %).

Une élection municipale partielle aura lieu le 25 juin 1979. Elle opposera quatre candidats dont le PMSD Serge Ng Tat Chung, le MMM Percy Lafrance et deux indépendants : Mahmoodool Kurimbocus et Anath Babooram. Elle permettra de remplacer le conseiller bleu Georgie Ng, démissionnaire.

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