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La grève des enseignants du secondaire annulée

2 septembre 2008, 20:00

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Le mot d?ordre de désobéissance civile des enseignants du secondaire a été annulé in extremis pour la? seconde fois en huit jours. Hier soir, à la suite d?une nouvelle réunion marathon, qui a duré environ six heures (tout comme celle du 25 août dernier) à l?IVTB House, à Phoenix, le ministère de l?Education et la plate-forme des syndicats du secondaire, sauf celui des collèges privés, sont arrivés à un nouvel accord peu avant minuit.

Celui-ci prévoit qu?au lieu d?une extension des classes jusqu?à 15 heures les trois premiers jours de la semaine et selon la pratique du passé pour les jeudis et vendredis, l?école durera jusqu?à 15 heures chaque jour de la semaine. En revanche, une fois la semaine, chaque enseignant pourra quitter l?école plus tôt à condition qu?il n?ait pas de classe durant la septième «période».

Les enseignants bénéficieront également de certaines facilités durant la période des examens afin qu?ils puissent rentrer avant 15 heures s?ils n?ont rien à faire à l?école. Le ministère devrait sortir une circulaire pour détailler ce point précis.

A priori, c?est une avancée pour le ministère de l?Education et un recul pour les syndicats d?Etat. Les représentants des enseignants considèrent cependant qu?il s?agit ici d?une victoire pour eux parce que le ministère n?était, selon eux, pas en train de respecter l?accord de la semaine dernière. «C?est après de longues et difficiles discussions que nous avons décidé de révoquer ce jour de désobéissance civile. Nous estimons que nous sommes sortis gagnants», déclare Narendranath Gopee, président de la Government Secondary School Teachers? Union (GSSTU).

L?Union of Private Secondary Education Employees (UPSEE), qui n?a d?ailleurs pas participé à la rencontre malgré l?invitation du ministère, n?est cependant pas signataire de cet accord et se cantonne à celle signée la semaine dernière. Il en résulte que pour ce troisième trimestre, deux accords différents seront en vigueur dans les collèges, dépendant du fait d?être dans un établissement privé ou public.

«Etant donné que nos collègues des collèges d?Etat ont décidé d?annuler le mot d?ordre et de signer un autre accord nous n?avons malheureusement pas d?autre choix que de faire de même. L?UPSEE compte cependant saisir la cour pour contester certaines choses et en ce qui concerne les enseignants du privé, nous nous en tenons à l?accord du 25 août», a expliqué Yahya Paraouty à 22 h 30 hier.

Pourtant durant la journée, le ton était à la confrontation des deux côtés. Alors que le front commun des syndicats du secondaire maintenait la menace, le ministère de l?Education énonçait la sienne. Durant la journée, deux circulaires ont été émises et envoyées aux différents collèges.

Dans la première, l?Education nationale mettait en garde ceux qui allaient prendre un jour de congé de maladie ou de congé tout court aujourd?hui afin de participer à l?action syndicale. Il y rappelait aussi que selon le paragraphe 18.4.8 du PRB, un congé ne peut être autorisé qu?uniquement après une permission préalable obtenue quelques jours auparavant. En revanche, dans des cas exceptionnels, une permission peut être donnée plus rapidement, mais faut-il encore prouver qu?il s?agit d?une raison «dépassant tout doute».

Deux circulaires en une journée</B>

Pour ce qui est du congé de maladie, le ministère indiquait dans sa circulaire que si le supérieur soupçonne qu?il y a simulation, le manuel du personnel permet d?exiger la soumission d?un certificat en bonne et due forme et cela même si l?absence est de moins de quatre jours de travail. Il laissait donc sous-entendre que ceux qui prétexteraient la maladie pour ne pas se rendre à l?école aujourd?hui devraient prouver qu?ils étaient effectivement malades.

Un peu plus tard dans la journée, vers 14 heures, le ministère est revenu à l?attaque, avec une seconde circulaire, pour attirer l?attention des enseignants sur le fait que la journée de désobéissance civile n?est pas une grève légale.

Par conséquent, en faisant référence à l?Industrial Relations Act de 1979, le ministère indique que «toute action prise par un éducateur pour empêcher tout déroulement normal de l?école ce mercredi 3 septembre est illégale et que l?éducateur aura à subir les conséquences de cette absence illégale».

Ceci n?a fait qu?amplifier la colère des syndicats des enseignants du secondaire qui avaient pourtant adopté un ton plus conciliant que la veille. «Maintenant ils brandissent l?Industrial Relations Act et si c?est comme ça, on ne se laissera pas faire», devait déclarer Narendranath Gopee durant la journée.

L?accord de lundi dernier avait calmé les choses mais jeudi soir, la situation a de nouveau empiré entre le ministère de l?Education et les syndicats du secondaire, chacun accusant l?autre de ne pas respecter les termes de l?accord.

Alors que les syndicalistes soutenaient que les profs pouvaient rentrer chez eux s?ils n?avaient pas de cours durant les septième et huitième «périodes», le ministère soutenait qu?il n?y avait aucun accord en ce sens. Il n?en fallait pas plus pour que les deux parties entament un nouveau bras de fer.

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