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La France insiste sur la sécurité
Un an après les attentats de Madrid, le ministre de l'Intérieur Dominique de Villepin a vivement insisté, jeudi à Paris, devant la Commission d'évaluation du Comité international olympique (CIO) sur « les atouts et l'expérience » de la France pour garantir la sécurité dans l'optique de la candidature de Paris à l'organisation des JO-2012.
Assurant que « la sécurité est un enjeu clé pour les Jeux Olympiques », le gouvernement a voulu montrer qu?il ne lésinerait pas sur les moyens. Et d'annoncer la mobilisation 24 heures sur 24 de 41 000 policiers, gendarmes et militaires, plus 3 200 sapeurs-pompiers et 2 500 secouristes.
Ce dossier est largement supérieur au projet initial qui, lui, faisait état « seulement » de 28 850 personnes avec en cas de besoin, un complément de 3 000 militaires et 15 000 policiers et gendarmes.
Avec cet impressionnant déploiement de force, l'objectif du gouvernement est clair. Spectateurs, athlètes ou journalistes doivent pouvoir participer à la fête olympique « en toute sécurité », a assuré M. de Villepin devant la Commission d'évaluation.
Un « commandement clairement défini » se veut être un autre atout du dossier sécurité de la France. La protection sera ainsi placée sous « l'autorité unique » du préfet de police pour les sites parisiens et des préfets des départements pour les sites en Ile de France ou en Province.
Ce système de gestion de crise a déjà été testé à plusieurs reprises avec succès. Il a été mis en place notamment lors des événements sportifs internationaux organisés dans l'Hexagone (Mondial 98) ou lors des célébrations de l'anniversaire du débarquement.
« Ce système permet une réactivité immédiate et de cumuler les moyens. Il aide à la prise de décision », a expliqué Christian Prouteau, ancien responsable de la sécurité des Jeux olympiques d'hiver à Albertville (1992).
L'autorité unique est d'ailleurs plus simple que le système envisagé au départ avec des zones opérationnelles sous l'autorité du Comité d'organisation et sous la supervision de l'Etat. Ce dernier ne voulait prendre la direction des opérations qu'en cas de crise.
Il pourrait s'agir à la fois de phénomènes naturels, catastrophes industrielles ou d'actions terroristes. Mais dans ce secteur, le ministre a insisté sur l'expérience reconnue de la France qui peut « s'appuyer sur l'expertise et la vigilance permanente de ses services ».
L'accueil des étrangers se pose enfin comme le dernier domaine où la France a voulu se montrer exemplaire. Pour faciliter l'accès aux athlètes ou aux spectateurs du monde entier, le ministre a annoncé la création d'une « Carte de séjour olympique ».
Les séances de travail de la commission devaient se poursuivre dans l'après-midi et porter sur les finances, le marketing et les opérations medias. Le soir, la commission sera reçue à dîner par le président Jacques Chirac.
Aujourd?hui sont prévus des déplacements au Palais omnisports de Paris-Bercy et des visites sur les sites à Vaires-sur-Marne (aviron, canoë-kayak), Versailles (cyclisme sur route et tir) et Saint-Quentin-en-Yvelines (cyclisme sur piste).
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