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La fiscalité légère mise en avant pour séduire les investisseurs sud-africains
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La fiscalité légère mise en avant pour séduire les investisseurs sud-africains
Les Sud-Africains viennent tâter les pouls du business à Maurice. Une délégation d?hommes d?affaires de la plus puissante économie africaine est en tournée. Hier, les visiteurs ont rencontré le ministre des Finances, Rama Sithanen, qui leur a exposé la vision de faire du pays une plate-forme internationale d?affaires à travers notamment une fiscalité compétitive.
?Nous avons rationalisé le système de taxation. Dans deux ans, nous aurons un taux d?imposition uniforme de 15 %. C?est simple et attrayant?, déclare Rama Sithanen.
La mission de prospection est une initiative du Board of Investment (BOI). Elle fait suite aux récentes visites du ministre des Finances dans les principales villes sud-africaines. L?Afrique du Sud est le premier investisseur sur le continent. Toutefois, Maurice n?a jusqu?ici que très peu bénéficié de ses investissements directs étrangers (IDE).
Pour le ministre des Finances, Maurice a dorénavant tous les atouts pour changer cette situation. L?environnement régulateur des affaires a été grandement allégé grâce à l?introduction, l?an dernier, du Business Facilitation Act. Les investisseurs locaux et étrangers peuvent démarrer une activité plus rapidement avec le nouvel encadrement.
Tremplin vers la zone COMESA
Dans le même souffle, il existe davantage de facilités pour les étrangers à venir travailler et faire des affaires. ?Nous voulons rendre la vie aisée aux personnes qui souhaitent entreprendre un business à Maurice. Il est désormais beaucoup plus facile pour les investisseurs étrangers de s?implanter.?
Rama Sithanen a invité les hommes d?affaires sud-africains à considérer Maurice comme un tremplin vers la zone du Common market of the Eastern and Southern Africa (COMESA).
La conclusion prochaine d?un accord économique global avec l?Inde ainsi que des arrangements commerciaux avec la Chine et le Pakistan sont aussi des avenues à explorer à partir d?une implantation mauricienne. Ces accords confèrent un accès préférentiel aux marchés de ces pays.
Maurice veut promouvoir toute une panoplie d?activités auprès de la communauté des affaires sud-africaine. Parmi celles-ci, le développement foncier, le seafood hub, la land-based oceanic industry, les technologies de l?information et de le communication et les services financiers, entre autres. La juridiction offshore peut aussi servir les investisseurs sud-africains. Ces derniers peuvent utiliser le réseau de traités fiscaux de Maurice pour structurer leurs investissements vers divers pays étrangers.
Le grand argentier a également mis en exergue les soft infrastructures de Maurice, dont sa maturité démocratique, sa stabilité politique et sociale et son bilinguisme. D?autre part, les deux pays ont aussi des liens aériens et maritimes solides, soit une condition vitale pour développer davantage les échanges économiques.
Les opérateurs en visite chez nous sont regroupés au sein de la South African Chamber of Business, la Blaauwberg & West Coast Chamber of Trade & Industry (SACOB) et la Randhurb Chamber of Commerce. La délégation est dirigée par Deirdre Penfold, présidente de la SACOB. Celle-ci a annoncé d?autres tournées de prospection des opérateurs sud-africains à Maurice dans les prochains mois.
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