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La détaxe maintenue inquiète les petits entrepreneurs
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La détaxe maintenue inquiète les petits entrepreneurs
Fabricant de sous-vêtements, ses affaires ont prospéré dans le temps. Aujourd?hui, il affirme être mis à nu par la concurrence des marchands ambulants. Rajack Coonjah n?est pas seul dans cette galère car bon nombre de petites et moyennes entreprises, regroupées sous la Textile & Bag Manufacturers Association, s?en plaignent. Principale raison évoquée : la détaxe maintenue sur les importations textiles.
Le 30 août, parmi ses mesures pour relancer l?économie, Rama Sithanen réintroduit avec effet immédiat la taxe douanière sur les vêtements importés. Avec la nouvelle taxe, les vêtements fabriqués localement se retrouvent à parité, en termes de prix, avec les produits importés.
Cette semaine, les douanes annoncent une rémission de 50 % sur ces taxes pour toute cargaison débarquée entre le 12 septembre et le 12 octobre. Au préalable, l?importateur devrait prouver que ses marchandises ont été embarquées avant le 12 septembre.
Le président de l?association, Michel Moothoosamy, estime que le moratoire envenime la situation. Il y a la crainte que le volume d?importation soit trop important, étant donné la proximité des fêtes de fin d?année, volume qui prendra ?presque une année à être écoulé sur le marché local?.
Leur environnement, aux dires de l?association, était déjà précaire avec les bases de la Duty-Free Island jetées par le précédent ministre des Finances, Pravind Jugnauth. Elle affirme que les PME doivent disposer davantage de temps pour s?adapter au projet de Duty-Free Island. ?Nous ne sommes pas contre. Il faudrait que sa mise en place soit faite dans le consensus?, déclare Michel Moothoosamy.
La Chine est aujourd?hui le principal fournisseur du pays, avec des importations du premier semestre dépassant les Rs 4 mds. Elles sont en majeure partie des produits textiles qui inondent le marché. Des entrepreneurs, à l?instar de Coonjah, en souffrent. Sa production est passée de 300 douzaines à une moyenne de six par jour. ?Nous fonctionnons uniquement pour payer les employés?, lance-t-il.
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