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La course est lancée

25 septembre 2004, 20:00

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Vingt-neuf buts en seize matches, dont quinze disputés en entier, le lancement de la saison d'UEFA Champions League peut déjà alimenter les discussions de bar et de salon pour un moment, après la première journée. On peut déjà tirer quelques conclusions et imaginer le futur vainqueur du tournoi.

Après le départ de son coach emblématique, José Mourinho, des débuts ratés de Luigi Del Neri et l'arrivée de nouveaux joueurs, le FC Porto vit une saison de transition. Il semble donc difficile qu'il réédite l'exploit. Le nul concédé à domicile face au CSKA Moscou le confirme quelque peu.

Mourinho peut-il gagner la Champions League cette année avec Chelsea ? Après la gifle (3-0) infligée à un Paris Saint-Germain, bien fragile en défense, cela n'a rien d'impossible. D'autant que le coach est animé de la même envie, déclarant qu'il aimerait cette fois-ci savourer le trophée un peu plus longtemps en cas de victoire. Notons que cet entraîneur a remporté cinq des sept compétitions qu'il a jouées.

Aucune équipe à l'est de l'ancien Rideau de Fer n'a jamais gagné la Champions League. Mais, cette année, il se pourrait bien que l'équipe surprise vienne de là-bas. Certains voient ainsi dans le FC Shakhtar Donetsk, vice-champion d'Ukraine, le « nouveau Porto », même si le FC Dinamo Kiev a montré lors de sa première mi-temps contre l'AS Roma qu'il était plus solide que jamais.

Shaktar, le nouveau Porto ?

Rinat Akhmetov a injecté des millions d'euros dans le Shakhtar dont 84 pour le recrutement. Le club en dépensera bientôt 168 autres pour la construction d'un nouveau stade. Le milieu défensif et maître à jouer, Anatoliy Tymoshchuk, fut le héros attendu du match contre le Milan AC, mais le buteur, Ciprian Marica, risque d'en surprendre plus d'un.

Depuis la première édition de la Champions League en 1993 qui avait vu l'Olympique de Marseille triompher, aucun club français n'a remporté ce trophée. Cette année, lors du tirage au sort, L'Equipe commentait : « Pas de cadeau pour les clubs français ».

Après les défaites de l'AS Monaco et du Paris Saint-Germain et le match nul de l'Olympique Lyonnais à domicile contre Manchester, ce pessimisme était peut-être justifié. Lyon, par sa mobilité, sa fluidité et sa technique, demeure néanmoins un candidat potentiel.

La défaite 3-0 contre le Bayer Leverkusen et, pire, le fait qu'ils ne se soient créé qu'une seule occasion pendant le match, n'est pas l'entrée en matière dont les joueurs du Real Madrid rêvaient. Aucune équipe n'est toutefois éliminée après une seule journée, et le retour d'Ivan Helguera au milieu, du fait de l'arrivée de renforts défensifs, sera peut-être la solution.

Présence italienne

Une équipe italienne a été finaliste de près de la moitié des Coupes européennes et il est légitime de mettre la Juventus, le Milan AC, l?Inter Milan ou l'AS Roma parmi les favoris. En Allemagne, pour la troisième année consécutive, on annonce « un Bayern Munich plus fort que jamais ». A défaut d'avoir convaincu, les Bavarois ont empoché trois points face au Maccabi Tel-Aviv FC en profitant de largesses défensives des Israéliens.

Arsenal a aussi su tirer avantage d'un relâchement de son adversaire, le PSV Eindhoven, pour remporter son premier match ? ce que les Gunners n'avaient pas réussi à faire l'an dernier. Eternels candidats, le temps est venu pour les hommes d'Arsène Wenger d'étaler leur potentiel européen. En espérant que celle-ci soit la bonne.

source : Paul Simpson (uefa.com)

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