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L’hôtel d’Anahita attend le verdict d’un nouvel EIA
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L’hôtel d’Anahita attend le verdict d’un nouvel EIA
La construction d’un hôtel dans le cadre du projet touristique intégré de Anahita à Beau-Champ stagne. Promoteurs et opposants sont suspendus au verdict du ministère de l’Environnement concernant des travaux de comblement sur une superficie de 2 000 mètres carrés sur laquelle devrait être construit le futur hôtel.
Un nouvel environment impact assessment (EIA) concernant cette partie des travaux de comblement est actuellement passé à la loupe par l’environment committee du ministère.
Mais le promoteur du projet Anahita, CIEL Properties, déclare pour sa part qu’il n’y a pas de nouvel EIA sur le comblement de 2 000 mètres carrés mais des EIA concernant le projet d’hôtel. Cette superficie en litige a été identifiée en mars comme une zone qui a été empiétée (encroached area) dans le cadre des travaux de comblement réalisés sur 25 000 mètres carres.
CIEL Properties a fait une demande auprès du ministère des Terres et du Logement, pour que cette zone soit classée comme étant bâtissable car elle devrait accueillir un hôtel.
Nicholas Vaudin, le directeur du projet, est lui impatient de démarrer pour que les travaux soient terminés dans les temps.
“Si nous voulons ouvrir en décembre 2007, il faudrait que les travaux démarrent dans les semaines qui suivent”, indique-t-il. Sinon, le directeur de projet affirme que l’ouverture de l’hôtel sera compromise. “Nous pourrions être obligés de renvoyer l’ouverture à fin 2008 avec toutes les implications socio-économiques que cela représente”, insiste Nicholas Vaudin.
La construction d’un hôtel de luxe géré par la société Four Seasons est une des principales composantes du projet de tourisme intégré à Beau-Champ. Le projet Anahita comprend aussi la création d’un parcours de golf, des villas et un front de mer.
Le volet immobilier a fait l’objet d’une grosse campagne de promotion à Londres, Paris et en Afrique du Sud.
Mais ce grand projet n’est pas du goût de tout le monde. Quelque 220 pêcheurs s’y sont opposés car ils sont contre le comblement du lagon. Jim Seetaram, l’avocat de ces derniers, remet en cause la légalité des travaux de comblement.
Le ministère de l’Agro-Industrie et de la Pêche, qui a arbitré le litige entre pêcheurs et promoteurs, a demandé aux promoteurs de se soumettre aux différentes recommandations faites par les autorités concernant ce projet.
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