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L’Argentine veut le seul trophée absent de sa vitrine
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L’Argentine veut le seul trophée absent de sa vitrine
Entre l’Argentine qui n’a plus gagné une médaille d’or depuis 52 ans et le Paraguay qui n’a tout simplement jamais remporté de distinction aux JO, la finale du tournoi de football masculin va couronner, ce soir, une nation en quête de reconnaissance olympique.
L’Argentine, place forte du football mondial, a constitué une Dream Team pour aller chercher à Athènes le seul trophée international qui lui manque et son tout premier titre depuis la Copa America 1993. Le pari est presque accompli pour la sélection albiceleste.
Même s’il faut parier que le Paraguay, assuré de la première médaille de son histoire olympique, va opposer une résistance farouche aux ciel et blanc, l’Argentine survole trop le tournoi depuis le début (cinq victoires, seize buts marqués, aucun encaissé) pour trébucher sur le dernier obstacle.
La demi-finale aisément remportée face à l’Italie (3-0), championne d’Europe Espoirs en titre, n’a laissé aucun doute possible : cette équipe est programmée pour effacer les deux médailles d’argent de 1928 (Amsterdam) et 1996 (Atlanta).
Le capitaine Roberto Ayala, battu en finale à Atlanta par le Nigeria, revient d’ailleurs huit ans plus tard, à 31 ans, pour une revanche personnelle. Si l’attaque argentine devrait se heurter à un mur paraguayen, elle dispose d’un extraordinaire perce-muraille en la personne de Carlos Tevez, persuadé que « l’Argentine gagnera la médaille d'or ».
À 20 ans, Tevez a marqué le tournoi olympique de son empreinte avec sept buts (en cinq matches), dont certains très spectaculaires. Le joueur de Boca Juniors, alimenté par Andres D’Alessandro dans l’axe et les deux « Beckham argentins » que sont Mauro Rosales et Cesar Delgado, a été un cauchemar pour tous ses adversaires, dépassés par son cocktail d’explosivité et d’habileté technique.
Ce soir, il va toutefois trouver en face de lui l’intraitable capitaine paraguayen Carlos Gamarra. « Le Paraguay aussi est venu à Athènes chercher la récompense suprême », prévient l’ex défenseur de l’AEK Athènes. « Nous sommes arrivés avec des rêves en tête et nous espérons les matérialiser », assure aussi le sélectionneur paraguayen Carlos Jara Saguier. « Nous allons laisser nos tripes sur le terrain », prévient-il.
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