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L?éta revendique l?attentat, mais ?confirme? sa trêve
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L?éta revendique l?attentat, mais ?confirme? sa trêve
L?organisation indépendantiste basque (ETA) a revendiqué avant-hier l?attentat commis le 30 décembre à l?aéroport international Barajas de Madrid, tout en assurant que le ?cessez-le-feu permanent? qu?elle avait décrété en mars dernier demeurait bel et bien en vigueur.
La revendication a été formulée par le canal habituel utilisé par l?ETA, le journal nationaliste basque Gara. ?L?ETA affirme que le cessez-le-feu permanent mis en place le 24 mars 2006 tient toujours. Elle revendique l?attentat à Barajas?, lit-on dans le communiqué adressé à Gara par le groupe armé.
Cet attentat, qui a fait deux morts dans un parking de l?aéroport, a conduit le gouvernement espagnol à déclarer que l?ETA avait fait ?voler en éclats? le processus de paix qui se mettait progressivement en place.
Il s?agit du premier attentat meurtrier de l?ETA depuis mai 2003. Le président du gouvernement espagnol, le socialiste José Luis Rodriguez Zapatero, avait annoncé le 29 juin dernier son intention d?engager des pourparlers de paix avec l?ETA. Dans son communiqué, l?ETA reproche au gouvernement socialiste de ?créer en permanence des obstacles au processus de paix? et accuse le gouvernement nationaliste basque de se ranger du côté de Madrid.
L?ETA estime que le gouvernement madrilène ne s?est pas conformé aux engagements pris dans le cadre du cessez-le-feu et lui demande de trouver de nouvelles formules pour relancer les perspectives de paix. L?organisation indépendantiste, assurant que l?attentat ne visait pas à faire de victimes, dit avoir suffisamment prévenu de l?imminence de l?attentat de Barajas. ?L?objectif de cette action armée n?était pas de faire des victimes?, dit l?ETA, ajoutant qu?elle a passé trois coups de téléphone en son nom pour dire où exactement la bombe allait exploser. Les deux victimes, des immigrants équatoriens, dormaient dans leurs voitures lorsque l?explosion s?est produite. Lundi, Batasuna, parti politique nationaliste basque interdit par Madrid qui lui reproche ses liens avec l?ETA, a demandé à l?organisation armée de préserver sa trêve.
S?exprimant lors d?une conférence de presse, le ministre espagnol de l?Intérieur, Alfredo Perez Rubalcaba, a rejeté mardi les explications de l?ETA.
?Quelqu?un qui pose une puissante bombe dans un terminal d?aéroport le 30 décembre sait ce qu?il fait. Il est évident que la probabilité qu?elle fasse des victimes est énorme?, a-t-il dit.
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