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?Je veux le titre suprême en assaut?

10 décembre 2005, 20:00

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Après avoir chuté face au même Russe, Egikan Gaik, lors de la phase éliminatoire, en juin, vous avez été impitoyable samedi dernier?

? J?étais plus en confiance. Le premier combat m?avait permis de découvrir le boxeur. Je n?ai eu qu?à ne pas commettre les mêmes erreurs. Qui plus est, je combattais à domicile. Il y avait un merveilleux public derrière moi.

À 25 ans, vous êtes champion national, champion d?Afrique et champion du monde de boxe française. Quand on a déjà tout gagné, est-ce difficile de se trouver d?autres objectifs ?

? Je n?ai pas tout gagné encore. Il me reste à faire mes preuves en assaut. En 2004, j?ai essuyé une grosse déception à l?occasion des demi-finales mondiales. J?ai été disqualifié pour coup non-contrôlé. Mon prochain objectif, c?est le titre suprême en assaut (NdlR : jugé sur la technique et la précision des coups), l?année prochaine.

Qu?est-ce qui n?avait pas marché en cette année 2004 ?

? À l?époque, je manquais de sparring-partner. Je n?ai pas eu de préparation physique adéquate à cause d?un manque d?équipements.

Et comment s?est passée votre préparation pour la récente compétition ?

? Je me suis entraîné avec Mario Bienvenu au club de Curepipe. C?est le champion du Monde 2002 qui m?avait initié à la discipline en 92. Avec lui, j?ai retrouvé mon équilibre. Il m?a très bien préparé, que ce soit moralement ou techniquement. J?ai été, également, encadré par Alain Laviolette, Josian Béguinot et Alain Aliphon au sein de la sélection nationale.

Beaucoup de champions de boxe française comme Ali Kanfouah, champion de France, d? Europe et du monde se tournent vers d?autres sports pied-poing comme le kick-boxing. Pensez-vous que la discipline est en passe de disparaître ?

? Je ne pense pas. Lors des éliminatoires en juin, les tireurs étaient de tous les continents. Des représentants chinois et japonais étaient même présents. La boxe française a un bel avenir.

Cependant, le kick-boxing reste plus attrayant sur le plan professionnel.

? C?est vrai. Les combats de kick-boxing professionnel peuvent rapporter gros. Mais, à Maurice, on n?en est pas encore arrivé à ce niveau-là.

Comme Jimmy Zémira, 3e mondial en boxe française en 2002, pensez-vous intégrer le monde du kick-boxing ?

? Oui. Je pratique la boxe française depuis une dizaine d?années. J?aimerai bien voir d?autres horizons.

Comment expliquez-vous le fait que ce sont les sports de combat, dont le karaté, le kick-boxing et la boxe française qui rapportent à Maurice ses premières couronnes mondiales ?

? Ce sont des sports qui sont mis à l?écart. Le kick et la boxe française sont des sports non-olympiques. Ils sont considérés comme des disciplines secondaires et les tireurs sont eux plus déterminés à faire leurs preuves.

La fédération nationale a connu quelques secousses en 2003 quand un groupe de dissident avait formé une nouvelle fédération. Les choses se sont-elles calmées ?

? Oui. Pour l?instant ça va et je pense que nous irons loin.

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