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Jazz des îles

23 novembre 2007, 20:00

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Il y a des événements qui méritent le détour et ceux qu?il ne faut absolument pas manquer. La nuit du Jazz du Festival Kréol, s?inscrit dans cette catégorie de spectacles. Le 6 décembre la Citadelle vibrera au son du saxophoniste guadeloupéen Jacques Schwarz-Bart et des perles du jazz local tels qu?Ernest Wiehe et Eric Triton. Le célèbre saxophoniste aux influences musicales multiples, habitué des grands événements musicaux à travers le monde nous plongera dans son univers où les John Coltrane, Charlie Parker, Dizzy Gillespie, Miles Davis, John Lee Hooker, Django Reinhardt règnent en maître absolu.

Jacques Schwarz-Bart est né en 1962 en Guadeloupe. Il est le fruit du métissage des cultures noires et juives. Il est le fils de deux écrivains de renom. Son père André Schwarz-Bart est l?auteur du Dernier des justes, prix Goncourt 1959, ou de La mulâtresse Solitude et sa mère est Simone Schwarz-Bart, personnalité majeure des lettres antillaises. Il est bercé dès sa plus tendre enfance dans un océan d?art et de culture et ses parents l?emmènent souvent écouter le gwo ka. Une musique qui, à l?époque, était rejetée par la bonne société de Guadeloupe. Elle était considérée comme la réminiscence d?une honteuse mémoire que celle de l?esclavage. Mais cette musique est source d?inspiration pour Jacques Schwarz-Bart et est à l?origine de sa passion pour la musique.

Et pourtant, contre toute attente, il se lance dans des études de droit. A Paris, il embrassera une carrière politique. C?est à cette même époque qu?il découvre le saxophone. C?est le début d?une belle aventure?

Jacques Schwarz-Bart commence son apprentissage de cet instrument à vent seul chez lui. Après plusieurs heures de pratique, Jacques Schwarz-Bart prend son courage à deux mains et se présente au concours d?entrée à Berklee School, prestigieuse école de musique de Boston aux Etats-Unis.

Il fait ses adieux au Sénat français le jour où il reçoit sa lettre d?admission à Berklee. Direction Boston. Quatre ans plus tard, il quitte Berkley avec son diplôme en poche, et intègre l?orchestre du percussionniste Giovanni Hidalgo avec lequel il enregistre l?album Time Shifter. Un an plus tard, il enregistre plusieurs autres albums notamment avec le pianiste panaméen Danilo Perez, le bassiste argentin Fernando Huergo, la pianiste américaine Pamela Hines et le batteur Bob Moses. Alchimie musicale. Découverte de styles qui l?amène dans le New Jersey et aux quatre coins du globe à l?occasion de festivals et de diverses tournées.

En 2006, il sort Soné ka la, un album qui rend hommage au gwo ka et aux souvenirs de son enfance. Une aventure entre deux musiques, deux styles, deux esthétiques qui témoigne de l?ouverture de ce jazzman qui ne se complaît pas dans un univers uniquement composé de bonnes vieilles couleurs swing. Soné ka la est aussi un album de partage. Il invite lors des featurings de prestige Jacob Desvarieux de Kassav ou la jeune star Admiral T pour rendre hommage à la place qu?occupe le raggamuffin dans la culture créole.

Les billets sont en vente à travers le Rézo ôtayô à Rs 200.

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