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Iqbal Ghani comparaît en cour
Iqbal Ghani comparaît à nouveau devant le tribunal de Port-Louis, ce matin. Il a été arrêté, lundi matin, sous le Prevention of Terrorism Act (Pota). Ce suspect, a quitté hier l?hôpital Jeetoo, Port-Louis, où il était admis, depuis mardi après-midi. Souffrant d?une extrême faiblesse, il avait été mis sous perfusion en salle où il était placé en observation. Iqbal Ghani, 41 ans, est le leader du mouvement Tazia 786.
Mardi, le suspect avait confié à ses proches qu?il ressentait des douleurs à l?estomac après avoir consommé du thé au centre d?Alcatraz où il est détenu. Vers 23 heures, ses proches ont porté plainte au poste de police des Casernes centrales. La direction de l?hôpital a été par conséquent informée de cette affaire.
Du côté du Central Criminal Investigation Department (CCID), qui enquête dans cette affaire, on déclare ne pas être pressé pour procéder à des arrestations. Le département dispose d?une liste d?une dizaine de personnes qualifiées de ?ring leaders?. Elles ont participé à diverses manifestations illégales portant sur l?utilisation de haut-parleurs par les mosquées. Les hommes du surintendant de police Clifford Parsad recherchent l?avis du bureau du Directeur des poursuites publiques pour savoir si le Pota est approprié pour inculper les suspects qui sont sur leur liste.
?Threaten to do an act of terrorism?
La police accuse Iqbal Ghani d?avoir participé à une manifestation illégale, dans la soirée du lundi 9 avril, à la rue Madras, Plaine-Verte. Arrêté par le CCID, Iqbal Ghani est accusé provisoirement de ?threaten to do an act of terrorism?.
Me Raouf Gulbul, qui le défend, est d?avis que l?accusation retenue contre son client est grossièrement exagérée. Me Gulbul est assisté de Me Roubina Jadoo dans cette affaire. L?avocat a déclaré qu?il n?existe aucune preuve pour lier son client à une action terroriste.
Iqbal Ghani, soutient-il, n?a pas été trouvé en possession d?objet qui pourrait constituer un acte de terrorisme. Il n?a aucunement agi d?une façon violente qui aurait pu causer des dégâts physiques ou infrastructurels.
L?arrestation de son client et le refus qu?il soit libéré sous caution, selon le Prevention of Terrorism (Denial of Bail) Act 2002, sont anticonstitutionnels observe Me Gulbul. Il compte défier (?challenge?) cet article de la loi aujourd?hui en cour.
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