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Inauguration d’un monument de la Route de l’esclave à Maurice en février 2009

29 décembre 2008, 20:00

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Inauguration d’un monument de la Route de l’esclave à Maurice en février 2009

Après Madagascar, la Réunion, le Mozambique, c’est au tour de Maurice de bénéficier d’un monument, retraçant la Route de l’esclave.

Réalisé par trois sculpteurs des îles, il sera inauguré le 1er février 2009, lors de la commémoration du 174ème anniversaire de l’abolition de l’esclavage. A quoi ressemblera ce monument? Rien à faire, les officiels du ministère des Arts et de la Culture se refusent à répondre. «Le ministre de tutelle veut garder l’effet de surprise», lance Stéphanie Anquetil, présidente du Morne Heritage Trust Fund. Cependant un des artistes, emporté dans sa passion, a levé partiellement le voile - «deux mètres» - pour la taille ou la largeur de la sculpture.

Bref, ce monument est érigé sur le site exceptionnel du Morne. Plus précisément au pied de la montagne, d’ailleurs classée patrimoine mondial depuis le 6 juillet 2008. Les artistes, Jean Michel Hotentote, très connu fils du sol, Dolaine Fuma Courtis, de l’île sœur et J.Rabemanajara de la Grande Ile, donneront la touche finale à cette sculpture dans quelques jours, après un mois de dure labeur.

«Je suis attiré par l’humain. Je réalise des personnages multiculturels», affirme celle qui a, dans le passé, donné corps à cinq totems de trois mètres de haut, «des visages qui rappellent l’Afrique et l’Inde», au Liban. Dolaine Fuma Courtis a 13 ans de métier et a participé à de symposiums, entre autres, à Paris et à San Francisco.

«C’est un honneur de pouvoir contribuer à la création de ce monument. Maurice, la Réunion et Madagascar, c’est comme une grande famille», dit J.Rabemanajara. La carrière de cet artiste malgache remonte à 1960. Ses créations ont été exposées en Italie et même en Chine. A Madagascar, il fait «des personnages importants» dont «des patriotes malgaches».

«En tant qu’artiste et descendant d’esclave, je suis très content qu’on m’ait donné l’opportunité de travailler sur ce projet», déclare, de son côté, Jean Michel Hotentote, qui a posé la première pierre du monument de la Route de l’esclave. La spécialité de celui-ci est la sculpture de roches. Mais ceci n’est pas un indice. Il «aime créer des formes africaines». Cet habitant du district de Rivière Noire a commencé à manier la pierre depuis 2001 et a participé à des expositions à Maurice, à Madagascar et en Suisse.

La Route de l’esclave, itinéraire historique, est un projet lancé en 1994 par l’UNESCO, afin de créer les conditions favorables pour la restauration, la préservation et la promotion des monuments et sites de la traite négrière. Pour plus d’infos: http://www.unesco.org/culture/dialogue/slave/images/Fpdf.PDF Par ailleurs, après Maurice, le prochain monument de la Route de l’esclave sera crée en Inde.

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