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Il conteste un nouveau procès pour harcèlement sexuel

24 janvier 2007, 00:00

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Krishnanand Jeewon, Finance Manager à la State Informatics Ltd (SIL), demande l?arrêt de son procès en cour intermédiaire. Il est poursuivi par une des employés de la compagnie pour harcèlement sexuel. Cela en violation de l?article 21(3) du Sex Discrimination Act. A l?appel de l?affaire, lundi, devant la magistrate Anjali Ramdin-Rogobur, la défense, représentée par Me Antoine Domingue, a évoqué l?abus de procédure.

L?avocat a argué que l?affaire avait déjà été instruite devant cette même instance judiciaire mais un non-lieu fut proclamé car la plaignante avait envoyé une lettre au magistrat qui présidait alors le procès. Un nouveau procès a ensuite été instruit contre son client, poursuit-il, avant de préciser que cette démarche enfreint l?article 10 de la Constitution qui garantit à tout citoyen un procès équitable dans un délai raisonnable. L?avocat du parquet, Me Yvan Jean-Louis, a objecté à cette motion. Les débats ont été fixés au 27 février.

La plaignante, administrative assistant à la SIL, a fait une déposition au poste de police de Line Barracks le 7 octobre 2003. Elle a alors 38 ans et habite Rose-Hill. Elle accuse son supérieur hiérarchique, qui est plus jeune qu?elle de cinq ans, de harcèlement. ?Mo interese ar ou? ou bien agreab, ou sexy, ou pe razeni de zour an zour.. mo anvi fer lamour ar ou.. nou sorti samdi?, lui aurait dit le suspect, le 5 septembre 2003. L?homme lui aurait également fait comprendre que si elle refusait sa proposition, elle serait mutée. La femme affirme, en outre, qu?il lui aurait envoyé des messages obscènes par courrier électronique.

Le suspect, lui, nie ces allégations. Il parle d?accusations fausses et malicieuses résultant du fait que la plaignante n?a pas été promue à un poste supérieur. Leur relation, dit-il, a dégénéré lorsqu?il lui a fait des remarques sur son travail. Il aurait ainsi fait ressortir qu?elle s?était mal acquittée de tâches qui lui avaient été confiées et comme elle n?arrivait pas à faire son travail correctement, dit-il, il lui a enlevé certaines responsabilités. La direction avait, entre-temps, décidé de la transférer à un autre département, argue-t-il. Et d?ajouter que c?était une décision collective et qu?elle n?avait rien de personnelle. Il a également déclaré qu?au cours d?une réunion la plaignante l?aurait insulté.

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