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Il avoue avoir égorgé son ex-concubine

3 juin 2006, 00:00

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Elle a préféré un autre. Et Imran Mossafir ne l?aurait pas toléré. Il s?est rendu de lui-même au poste de police de Flacq pour passer aux aveux quelques heures après avoir égorgé son ex-concubine, Nirmala Ramphul, 35 ans, au cutter hier à Quatre-Bords, Brisée-Verdière. Un crime d?une violence inouïe.

Oui, raconte cet employé d?une conserverie de thon et maçon, il a égorgé au cutter Nirmala, avec qui il dit avoir vécu pendant trois ans. Elle avait, dit-il, «enn lot misie». C?est dans la nuit de jeudi à vendredi matin qu?il aurait acheté son cutter. Et il a surveillé la maison où Nirmala vit avec sa mère Ouma et le benjamin ( âgé de sept ans) des trois fils qu?elle a eus de son ex-mari, de qui elle a divorcé depuis un an.

Le jour du drame, Ouma, laboureur, se rend dans les champs à six heures. A la maison se trouvent son petit-fils et Nirmala, en congé maladie auprès de la conserverie de thon qui l?emploie. Dès qu?elle a le dos tourné, Imran Mossafir s?introduit dans la maison. Il égorge Nirmala et prend la fuite. La Central Investigation Division de Flacq mande les policiers de Brisée-Verdière sur les lieux. Ils demandent au fils de Nirmala de leur ouvrir. Et là, vision d?horreur : Nirmala gît sur le dos, sur le sol de la cuisine. Sa gorge n?est plus qu?une plaie béante. Elle ne porte que des sous-vêtements et une petite camisole déboutonnée. Dans la chambre à coucher, des traces de sang? Les policiers, pourtant habitués à la vue de cadavres, peinent à regarder la scène.

Les autres divisions de la police débarquent, accompagnés du Dr Sudesh Kumar Gungadin, Principal Police Medical Officer. Le médecin légiste attribue la mort à une profonde lacération de la gorge.

Les s?urs et la mère de Nirmala Ramphul sont choquées. Même si la jeune femme, quatrième des six s?urs, avait souffert de sa séparation et de son divorce de par les conséquences que ces faits ont eu sur ses enfants, elle avait repris goût à la vie et était enjouée.

Ouma Ramphul et ses filles refusent de parler d?Imran Mossafir, arguant qu?elles ignorent tout du drame. Dans la véranda ouverte, en retrait du groupe de femmes venues sympathiser avec les Ramphul, se tient, recroquevillé, le dernier fils de Nirmala, orphelin de mère en l?espace d?une nuit?

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