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Human Resource Manager Société Usinière du Sud
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Human Resource Manager Société Usinière du Sud
● Comment voyez-vous l?avenir du secteur sucre ?
Avec la baisse du prix du sucre, nous sommes obligés de changer notre fusil d?épaule et de procéder à une grande réforme de l?industrie sucrière. C?est la seule et unique façon de permettre sa survie. La technologie de pointe est de rigueur afin de produire plus efficacement. La diversification des activités industrielles liées à la canne favorisera d?autres ouvertures. Il faut aussi souligner que le secteur est dynamisé et on va vers un avenir plus productif et avantageux.
● C?est quand même alarmant que des usines ferment leurs portes et licencient les employés.
C?est évidemment très triste que les employés doivent abandonner leur travail. Il n?est jamais facile pour quelqu?un de perdre son emploi surtout quand on a des responsabilités familiales. C?est effectivement un drame. Ceci dit, il faut savoir qu?on ne ferme pas des usines sans assumer notre responsabilité sociale. Un plan social connu comme le blue print, a été discuté avec l?apport du patronat, des employés et de l?Etat en 1997 et est appliqué à chaque fermeture d?usine. On perd son emploi oui, mais l?aspect social et humain n?a pas été négligé.
Le blue-print est un programme structuré qui vient soulager beaucoup de personnes. Nos usines doivent mettre la clé sous le paillasson mais l?industrie sucrière prend ses responsabilités. Ce n?est pas une fermeture sans compensation. D?autre part, les employés ne sont pas obligés de quitter le secteur. Ils peuvent décider de rester pendant deux ans et nous avons à les diriger dans la seule usine qui reste opérationnelle. Leurs conditions de travail restent les mêmes. Ils sont toujours éligibles au blue-print, Par contre, ceux qui acceptent de partir sur le champ, bénéficient de deux mois et demi de salaires qu?il faut multiplier au temps de service. Par exemple, quelqu?un qui compte 35 ans de service avec un salaire de Rs 8 000 touchera Rs 700 000. De plus, un terrain de 8 à 16 perches est mis à sa disposition. Par ailleurs, il a droit à un business grant et à un training grant de Rs 100 000.
● Est-ce que votre plan favorise tous vos employés, par exemple, ceux qui sont jeunes et ayant très peu d?années de service ?
Oui, le blue-print couvre tous ces gens. J?insiste sur le fait que la fermeture des usines sucrières ne pousse pas les Mauriciens au chômage. Au niveau de SUDS, nous avons mis en place un re-skilling programme, permettant à tous ceux qui le désiraient de suivre une formation leur permettant de se reconvertir professionnellement. A ce jour nous avons investi plus de Rs 3 millions dans la formation de nos employés. Nous invitons les employés qui sont trop jeunes pour la retraite à se reclasser dans d?autres domaines comme la mécanique ou l?électricité. Ou dans les métiers de l?hôtellerie. On travaille en collaboration avec l?IVTB afin que nos employés puissent développer un nouveau savoir-faire pour gagner leur vie. On admet que ce n?est pas facile et simple mais la réforme est irréversible. Nous voulons faire preuve de responsabilité envers nos employés.
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