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Hillary Clinton dans la course à la Maison-Blanche
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Hillary Clinton dans la course à la Maison-Blanche
Hillary Clinton a beau être candidate “depuis toujours”, comme le disent ses détracteurs, l’annonce a constitué un événement. Quatre jours après Barack Obama, l’unique Afro-Américain du Sénat, l’ancienne first lady a, à son tour, annoncé récemment la formation d’un comité exploratoire, en vue de l’élection présidentielle de novembre 2008. Comme lui, elle l’a fait sous forme d’une vidéo diffusée sur son site Internet. Le clip est accompagné d’un message : “J’y vais. Et j’y vaispour gagner.”
Clinton ( Hillary, bien entendu) a situé la scène dans le salon de sa maison de Washington, la ville où elle pense installer son quartier général de campagne, après avoir hésité, en raison de l’étiquette “politicienne” qui colle à la capitale fédérale. Assise sur un canapé, elle s’adresse au spectateur sur un ton de proximité, comme pour dissiper son image de froideur. “Ce n’est pas le début d’une campagne, dit-elle. C’est le début d’une conversation.” A 645 jours de l’élection, la course est lancée et la campagne des primaires s’annonce comme la plus longue de l’histoire récente.
Côté démocrate, Barack Obama et Hillary Clinton se disputent les sponsors. Clinton, qui dispose d’un trésor de guerre de 14 millions de dollars (10,8 millions d’euros), est créditée d’une avance dans tous les domaines, mais M. Obama, 45 ans, a séduit des donateurs sur lesquels elle comptait, à New York aussi bien qu’à Hollywood, selon une enquête effectuée par le New York Times. Le financier George Soros a, par exemple, décidé de soutenir le jeune sénateur. Il estime qu’il “apporte une nouvelle énergie au système politique et qu’il a le potentiel pour être un leader de transformation”, a indiqué un de ses porte-parole.
Hillary Clinton, 59 ans, s’est déclarée quelques avant le discours du président George Bush sur l’état de l’Union ( NdlR mardi), comme pour se poser en chef de l’opposition. Selon un sondage publié par le Washington Post, elle est largement en tête avec 41 % des voix démocrates, contre 17 % à Obama et 11 % à John Edwards, l’ancien candidat à la vice-présidence en 2004. Al Gore, qui est absent du débat, est crédité de 10 % seulement des préférences, mais ses partisans comptent ramener son nom dans le paysage s’il remportait une nomination aux Oscars pour son film sur le changement climatique.
Juriste de formation, diplômée de Yale, Hillary a pour elle une solide expérience des affaires publiques. Après huit ans à la Maison-Blanche, elle a aussi le cuir assez épais pour résister à la pression médiatique – ce qui n’est pas encore le cas d’ Obama. Contre elle, figurent le poids du passé, la haine des républicains et un positionnement de “faucon” sur l’Irak qui est perçu comme politique. Première femme à briguer la nomination démocrate, Mme Clinton a multiplié les signes pour prouver qu’une femme peut être commandant en chef dans un pays en guerre.
Selon un sondage de Newsweek, elle arrive aussi en tête ou à égalité avec les présidentiables républicains John McCain ou Rudy Giuliani. Les stratèges démocrates n’en sont pas pour autant rassurés. Clinton a un taux de notoriété proche de 100 %, indiquent-ils. Elle a déjà fait le plein des électeurs qui comptent voter pour elle et ne peut probablement pas beaucoup progresser...
DISCOURS SUR L’ÉTAT DE L’UNION
Le plan pour l’environnement et l’Irak au menu </B>
■ George Bush a sollicité l’appui du Congrès en faveur de son plan pour l’Irak à l’occasion d’un discours sur l’état de l’Union par ailleurs consacré pour une bonne part à la lutte contre le réchauffement climatique. Avec une cote de popularité en berne, le président des Etats-Unis a eu fort à faire pour convaincre les deux chambres désormais contrôlées par les démocrates et une opinion majoritairement hostile à son plan, en vertu duquel 21 500 hommes vont être envoyés en renfort en Irak. Bush a aussi proposé notamment de fixer des objectifs de réduction de la consommation de carburant et d’accroître le nombre de bénéficiaires du système de santé, de faire adopter une nouvelle législation sur l’immigration et d’améliorer le système éducatif. Il a par ailleurs invité le Congrès à entériner un objectif de 20 % de réduction de la consommation de carburant sur dix ans. Le président souhaite y parvenir en améliorant le rendement des véhicules et en augmentant la production de carburants alternatifs. Il prône en outre le doublement des réserves stratégiques de pétrole d’ici 2027.
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