Publicité
Haro sur l?absentéisme au collège
Deven prépare son Higher School Certificate (HSC). Il est un élève brillant avec un potentiel de lauréat. Il n?a pourtant pas mis souvent les pieds au collège ce trimestre. Comme lui, des milliers d?élèves s?octroient des congés. Les classes touchées sont surtout les Forms V et VI durant le troisième trimestre.
Le ministère de l?Education, ne voyant pas ce comportement d?un ?il bienveillant, a décidé de ne plus le tolérer. Il consulte actuellement ses ?partenaires? pour trouver un remède efficace au mal. Il prendra probablement la forme d?un amendement à l?Education Act. Cette probabilité a été le thème d?une réunion de concertation entre officiels du ministère et la Fédération des managers des collèges privés qui a eu lieu hier matin à l?IVTB House, à Phoenix.
?Au jourd?hui, les enfants s?absentent n?importe quand et pendant de très longues périodes. Trop d?élèves prennent des congés injustifiés. Cela ne peut plus continuer ainsi?, commente Harold Chan Lam, vice-président de la Fédération des managers des collèges privés. Bien que la question ait été soulevée depuis quelques années, y compris par le ministre de l?Education, Steven Obeegadoo, le problème semble s?aggraver. C?est ce que l?on soutient dans les écoles secondaires.
?C?est devenu au troisième trimestre un vrai fléau surtout qui a pris de l?ampleur ces dernières années. Les lois existantes méritent d?être consolidées pour y mettre un frein?, s?insurge le directeur d?un grand collège privé du Nord.
Ce dernier estime cependant que le mal concerne surtout les collèges d?Etat et, dans une moindre mesure, les établissements privés. ?Nous arrivons encore à contrôler les choses mais ce n?est pas le cas pour les institutions secondaires .?
Paradoxalement, les collèges d?Etat les plus populaires sont les plus concernés puisque certains élèves préfèrent les leçons particulières aux explications des profs estimant que ces derniers ne répondent pas à leurs aspirations. ?C?est vrai. Chez nous, l?absentéisme devient un problème sérieux à partir de la Form V. Dans certains cas, nous ne luttons même plus pour essayer de les garder en classe ?, confesse le recteur d?un collège des hautes Plaines-Wilhems.
Publicité
Publicité