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Grenelle du très haut débit

25 septembre 2008, 00:00

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Après les assises du numérique, la France anime son Grenelle du «très haut débit». Une occasion de faire le point sur les nombreuses initiatives et de s'inscrire volontairement dans l'économie numérique du savoir?

Depuis quelques années, les collectivités territoriales françaises lancent de nombreuses initiatives pour équiper en très haut débit leurs territoires. Et plus d'un milliard d'euros à d'ores et déjà été engagé dans les réseaux d'initiatives publiques. Dans la plupart des cas, des partenariats «Privés/Publics» sont conçus, afin que le service puisse répondre aux attentes tant au niveau des usages des consommateurs que financiers des délégataires de services. On compte déjà une soixantaine de projets initiés dans toute la France pour rendre les divers territoires attractifs (Pau, Biarritz, Castre, Tour, Périgueux, Aix en Provence, Valence, Clermont, Saint-Etienne, Caen, Vannes, Belfort?)

Mais même si les initiatives sont nombreuses, la France reste encore à la traine par rapport aux fers de lance que sont le Japon ou la Suède. Il faut dire que le Japon a beaucoup investi dans la fibre optique et compte d'ores et déjà 11 millions d'abonnés «très haut débit» (fibre), contre 2 M aux Etats-Unis et 1,2 M en Europe.

La Suède occupe la deuxième place de ce classement des Pays à «très haut débit», suivie par les Pays-Bas. Arrivent ensuite la Lettonie, la Corée, la Suisse, le Danemark, l'Allemagne et la Slovénie. D'autres pays avancés, comme la France, le Royaume-Uni et l'Espagne offrent des vitesses «moyennes» pour satisfaire des usages simultanés de streaming audio/vidéo, le partage et le téléchargement de fichiers et autre TV à haute définition sur IP.

Le Grenelle du «très haut débit» qui se tient dans le cadre du Salon Parisien «ODEBIT 2008» du 23 au 25 septembre, a, en vérité pour objet d'accélérer l'ambition française, en tenant compte des expériences vécues. Si l?attractivité du prix de l?accès à sans nul doute été un ingrédient marquant de ces nombreux projets, il n'en reste pas moins que les usages du «très haut débit» restent encore à inventer et à être transmis.

Aujourd?hui, ces usages sont liés à la vidéo dont la consommation ne cesse de croître (TV HD, VOD, Visioconférence HD), au stockage de données (Sauvegarde de données privées sur serveurs, magnétoscope numérique avec moteurs intelligents de recherche), aux divertissements multimédia (Musique, TV et radios privées, Podcast de contenus, videoblogs, jeux en ligne) ou encore au Télétravail (Bureaux partagés, Visio et Audio Conférences). De nouveaux usages sont en expérimentation (Vidéo-formation, Gestion de dossiers médicaux, Pack domotique pour personnes âgées, cartable électronique ?)

Mais les usages réellement innovants restent à être inventés, avec sans nul doute des évolutions majeures des comportements humains et des relations inter-entreprises. La culture «Connecting People» crée de nouveaux besoins. A l?image du 3G qui fait de tout utilisateur d'IPOD, un «Nomade Multimédia» en puissance, les services à la personne en mobilité interactive vont engendrer des usages surprenants.

Mais tout ceci est loin d'être cohérent pour le commun des mortels, qui a parfois un peu de mal à intégrer les changements relationnels que le «très haut débit» va amener. Ces derniers se posant la question de savoir si : être connecté à une «super autoroute de l'information» ne sert qu'à recevoir les E-Mails sur le viagra qui inonde sa messagerie un peu plus rapidement.

Le Grenelle du «Très Haut Débit» est donc là, non seulement pour insuffler une dynamique politique au déploiement des infrastructures, mais aussi pour permettre aux sceptiques d'imaginer les modifications d?usages et de la gestion de la connaissance à ultra haute vitesse.

En attendant le plaisir de notre prochain échange, je vous souhaite de bons succès dans ce nouveau monde ? à grande vitesse.

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