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Gracié à plusieurs reprises, il écope de deux ans de prison
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Gracié à plusieurs reprises, il écope de deux ans de prison
L?indulgence de la cour dans le passé n?a pas eu d?effet dissuasif sur lui. Et hier, la cour intermédiaire a condamné Mohammad Nazim Emambaccus, un colporteur de 25 ans, à deux ans de prison pour vol de Rs 10 000. Mais avant de prononcer la sentence, la magistrate Asha Ramano-Egan a adressé une sévère remontrance à cet habitant de Vallée-Pitot, qui a déjà été arrêté pour des délits similaires.
«La cour vous a gracié à plusieurs reprises en vous évitant toute peine carcérale. Mais cette fois-ci c?en est trop. Il me semble que vous ne souhaitez pas changer votre style de vie.» C?est un signal fort que la magistrate semble vouloir donner à Mohammad Nazim Emambaccus. Ce dernier tente de s?expliquer : «Je vais changer.» «Silence ! N?interrompez pas la magistrate quand elle parle», lui intime l?huissier.
Dans la salle d?audience, la mère et la fiancée de l?accusé attendent le verdict final. Celle-ci est au bord des larmes alors que la mère a le visage marqué par l?inquiétude.
«Je vois que vous êtes très bien entouré. Vous n?auriez pas aimé que quelqu?un d?autre fasse du mal à ceux que vous aimez. Vous êtes jeune et intelligent. Ne gaspillez pas votre vie.» Mohammad Nazim Emambaccus va quand même bénéficier une nouvelle fois de la mansuétude de la cour. «Je pourrais vous infliger la peine maximale de cinq ans mais je ne le ferai pas. Je vous donne une nouvelle chance mais la prochaine fois, la cour sera sans pitié.»
Il règne un grand silence jusque-là mais tout à coup, il y a comme une agitation dans la salle d?audience. Le verdict tombe : Mohammad Nazim Emambaccus est condamné à deux ans de prison, «le temps de se remettre en question et de penser sérieusement à changer son style de vie», dit la magistrate. Sa mère et sa fiancée, sous le choc, se laissent aller à leur détresse. Tout en sanglotant, elles tentent tant bien que mal de réconforter l?accusé.
Si Mohammad Nazim Emambacus affiche une certaine sérénité voire de l?insouciance, sa voix trahit tout de même de l?émotion lorsqu?il s?adresse à ses proches. «Fer byen atansyon, mo pou vinn get twa?», lui répond sa mère avant que les policiers ne l?emmènent.
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