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Gary Lam Po Tang libéré après quatre mois contre des cautions de Rs 800 000

24 février 2011, 20:00

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Gary Lam Po Tang libéré après quatre mois contre des cautions de Rs 800 000

L’époux de l’enseignante assassinée le 14 octobre 2010 a fini par être libéré. Il avait été confondu par son bras droit. La cour suprême a confirmé la décision du tribunal de Pamplemousses.

Gary Lam Po Tang peut finalement pousser un ouf de soulagement. Arrêté la nuit du 28 octobre 2009 pour avoir supposément commandité l’assassinat de son épouse, Hélène, quatorze jours plus tôt, l’homme d’affaires de Baie-du-Tombeau a bénéficié de la liberté conditionnelle ce vendredi 25 février.

La cour suprême a, en effet, confirmé la décision de la cour de Pamplemousses, prise le 17 décembre, de le remettre en liberté. Rejetant l’appel du Directeur des poursuites publiques (DPP), les juges Premila Balgobin et Hajee Abdoula ont, toutefois, revu à la hausse la caution devant être payée par l’homme d’affaires de 70 ans.

Au lieu des deux cautions de Rs 100 000 et d’une autre caution de Rs 200 000, la cour suprême l’a sommé de verser une caution de Rs 200 000 ainsi que deux cautions additionnelles de Rs 300 000, ce qui totalisent Rs 800 000. Le montant de la reconnaissance de dettes à un million de roupies reste toutefois inchangé.

Gary Lam Po Tang aura également à se rapporter à la police deux fois par jour, à avoir sur lui un téléphone portable sur lequel les limiers peuvent le contacter à n’importe quelle heure de la journée et de la nuit. Il devra aussi les informer de ses mouvements, attention qu’il ne leur fausse compagnie.

Dans l’après-midi de vendredi, Gary Lam Po Tang a ainsi dû se rendre en cour de Pamplemousses pour régler sa caution. A Radio One, à sa sortie du tribunal, il a confié être « fatigué » par sa détention prolongée, surtout au vu son âge.

Il explique également que « la présomption d’innocence a fini par prévaloir » et demande à la presse de ne pas s’ingérer dans sa vie privée. Il clame de nouveau son innocence dans l’assassinat de sa femme et, sous forme de boutade, lance qu’il faudra « écrire un livre » pour expliquer ce qu’il a dû endurer durant ses quatre mois de détention.

En voyage d’affaires au moment de l’assassinat de sa femme âgée de 61 ans, Gary Lam Po Tang a été interpellé la nuit du 28 octobre suite aux dénonciations de son bras droit, Sanjeev Nunkoo. Celui-ci a avoué avoir tué l’enseignante de 60 ans sur ordre de son patron car il avait une dette envers lui.

Gary Lam Po Tang n’a jamais cessé de clamer son innocence et son ami, Ah-Kim Chue Kee Cheong avait même été arrêté sur la base des aveux de Sanjeev Nunkoo. Depuis, il a changé de version, ce qui apporte de l’eau au moulin des hommes de loi de Gary Lam Po Tang, Mes Yousuf Mohamed, Senior Counsel, et Ravi Yerrigadoo, qui affirment que ce dernier n’a rien à voir avec ce crime. 

Hélène Lam Po Tang a été tuée de plusieurs coups de couteau et à l’aide d’une fourchette de jardin. Le couteau a été découvert sur les berges de la rivière sous le pont Colville-Deverell sur les indications de Sanjeev Nunkoo mais le Forensic Science Laboratory (FSL) n’a toujours pas pu déterminer si c’est bien l’arme du crime.

A ce jour, la police n’a donc pu connecter Gary Lam Po Tang à l’assassinat, vu que Sanjeev Nunkoo affirme cette fois qu’Hélène Lam Po Tang était déjà morte quand il est arrivé chez elle, où Ah-Kim Chue Kee Cheong l’attendait.

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