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Gérard Houllier a du pain sur la planche
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Gérard Houllier a du pain sur la planche
Une nouvelle saison commence mais Liverpool n?a guère amélioré son football. Cueillis d?entrée par Chelsea (1-2) dimanche dernier, les Reds peuvent-ils se réveiller à Villa Park ? Déjà ouvertement critiqué, Gérard Houllier croise les doigts?
Les fans de Liverpool les plus optimistes espéraient des débuts en fanfare à domicile contre Chelsea, dimanche dernier. Hélas, la première journée du championnat n?aura été qu?une grosse désillusion avec une défaite 2-1 et une continuation dans la médiocrité au niveau du jeu des Reds.
Encaissant sa première défaite à domicile en début de championnat depuis des lustres, Liverpool est ainsi le seul des cinq favoris dans la course au titre (avec MU, Arsenal, Newcaste et Chelsea) à avoir courbé l?échine d?entrée.
Comme la saison dernière, le manager Gérard Houllier risque de se situer à l?opposé du chant préférés des fans du Kop « You?ll never walk alone », en marchant seul face aux critiques de la presse et des supporters, s?il ne rectifie pas le tir?
« C?est la faute à pas de chance », clamait le technicien français après le couac inaugural face à Chelsea. Comment se contenter de ce genre d?excuses sachant que Liverpool vient de perdre ses deux derniers matches de championnat face au même club sur le même score (2-1) ? Liverpool n?avait-il pas lui aussi su provoquer la chance en battant Chelsea dans les arrêts de jeu à Anfield la saison dernière ?
Eradiquer la mélancolie
Loin d?être ridicule durant la première période, Liverpool s?est pourtant procuré autant d?occasions que Chelsea (4), mais les Londoniens ont concrétisé deux phases de jeu en buts et les Reds aucune, se contentant d?un but sur penalty (marqué en deux temps)?
Houllier a notamment pesté contre l?inefficaité de son équipe devant les buts le week-end dernier. Soit. Mais Harry Kewell, qui dynamise vraiment l?entrejeu et qui a la faculté d?être partout sur le terrain, aurait certainement offert l?ouverture du score à l?un de ses partenaires s?il n?avait pas joué personnel, sans doute obnubilé à l?idée d?ouvrir son compteur but sous son nouveau maillot?
Les échecs d?hier serviront-ils aux conquêtes de demain ? C?est l?idée à laquelle se rattachent tous les fans de Liverpool, qui jetteront un oeil très critique à la deuxième sortie des Merseysiders dans cette Premier League 2003-2004, tout à l?heure contre Aston Villa, à l?extérieur.
Avant la fin de cette journée, les boys d?Houllier pointent en bas de classement. Les données sont claires, il faut enfin marquer des points pour éradiquer la mélancolie qui a envahi les travées d?Anfield et dissiper les craintes des supporters, qui ne veulent pas voir leur club finir à nouveau cinquième du championnat anglais.
Hélas, Gérard Houllier n?a pas trente-six solutions pour que son « dull Liverpool » se transforme en flamboyante équipe qui jouerait à une touche de balle d?un coup de baguette magique.
Il peut quand même limiter la casse en écartant Igor Biscan, Bruno Cheyrou et autres Emile Heskey (tous trois insipides face aux boys de Claudio Ranieri), pour faire confiance aux prometteurs Anthony Letallec (excellent durant l?avant-saison), et à Milan Baros, tout en conservant le formidable « kangourou volant » Harry Kewell.
Ce dernier, qui souffrait du talon d?Achille, n?a pas joué avec l?Australie cette semaine mais pourrait jouer aujourd?hui.
Précisons encore que le retour de suspension de Steven Gerrard fera le plus grand bien à l?équipe et que Liverpool n?affrontera pas Chelsea tous les week-ends, bien heureusement?
A Villa Park, Liverpool sera en quête des trois points face à une formation également sous pression après sa défaite de samedi dernier à Porstmouth (2-1) que les Reds ont battus quatre fois de suite à Villa Park !
Dépenses vertigineuses
Seule une prestation convaincante de Liverpool pourrait contredire les détracteurs du club le plus titré d?Angleterre, vainqueur de la League Cup cette année.
Car, après cinq saisons passées au club du Merseyside, Gérard Houllier est de moins en moins applaudi et de plus en plus décrié. Il en est conscient. La cinquième place obtenue la saison passée constitue le plus mauvais résultat des Reds depuis 1999, de même que la catastrophique et inexplicable série de 11 matches sans victoires qui vit s?effondrer le leadership qu?ils occupaient en novembre 2002 en championnat.
Même s?il a gagné plusieurs trophées depuis son arrivée (2 League Cups, 1 FA Cup, 1 Coupe de l?UEFA, 1 Supercoupe d?Europe), le bilan du français se heurte à deux réalités.
Premièrement, Liverpool peine à atteindre le niveau sportif de Manchester United et d?Arsenal et deuxièmement, les dépenses ont atteint un pic vertigineux (£ 100 millions sous lère Houllier) pour des résultats décevants. « On a progressé durant cinq saisons de suite », déclare Michael Owen. « La saison dernière on est revenu en arrière », conclut le Ballon d?Or 2001.
Un nouvel échec dans la course aux quatre premières places cette saison aurait non seulement des répercussions sur le poste de Gérard Houllier mais aussi sur l?assise financière du club. Le moindre manque à gagner supplémentaire ne ferait plus rire personne à Liverpool, et surtout pas l?état-major d?Anfield.
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