Publicité
Fumigation écologique chez Les Moulins de la Concorde
Par
Partager cet article
Fumigation écologique chez Les Moulins de la Concorde
Protocole de Montréal oblige, certains produits pour la fumigation doivent graduellement être éliminés. Dans ce contexte, le ministère de l?Environnement et la compagnie Les Moulins de la Concorde, productrice de farine, ont signé, la semaine dernière, un arrangement (memorandum of understanding) pour le remplacement du bromure de méthyle, substance chimique nocive à la couche d?ozone.
Les Moulins de la Concorde, principale entreprise touchée par les implications du Protocole de Montréal ? un accord international qui a pour but d?éliminer , à terme, les substances qui nuisent à la couche d?ozone ?, n?a plus le droit d?importer du bromure de méthyle. Ce produit était utilisé pour empêcher la prolifération d?insectes, causée par la température et le climat d?un pays tropical et rendant la fumigation nécessaire.
Le bromure de méthyle va être substitué par le fluorure de soufre. L?agence allemande GTZ-Proklima a accordé une aide financière de $ 40 000 pour compléter ce projet, notamment pour l?achat du fluorure qui coûte environ $ 17 le kilo. Cette aide a été possible dans le cadre du terminal phase-out management plan (TPMP) du fonds multilatéral associé au Protocole de Montréal.
Les autres coûts de l?opération, comme ceux de la main-d??uvre et des opérations, seront à la charge de l?entreprise. ?Dans notre arrangement avec le ministère de l?Environnement, nous avons clairement fait ressortir qu?il est important que le procédé soit viable et que cela ne nous coûte pas plus cher qu?avant?, précise André Béga.
La fumigation, qui se fera au niveau des moulins de farine, est prévue pour le mois de décembre de cette année et durera trois jours. ?Le moulin à farine est éligible pour ce programme d?encouragement à se tourner vers un fumigène qui n?endommage pas la couche d?ozone?, explique un communiqué du ministère de l?Environnement.
Chez Les Moulins de la Concorde, on n?a pas souvent recours à la fumigation. ?Auparavant, on le faisait tous les ans et on utilisait 700 kilos de bromure de méthyle par fumigation?, explique André Béga, directeur technique de la compagnie. Toutefois, un autre procédé permettait d?éviter la fumigation annuelle. La dernière remonte d?ailleurs à 2001. ?On a choisi un système, l?insect pest management system dans lequel on surveillait et on pulvérisait (spraying)?, résume André Béga.
Avant l?option adoptée, Les Moulins de la Concorde avaient examiné d?autres possibilités que le bromure de méthyle, mais les produits disponibles abîmaient le cuivre présent dans les nombreux circuits électroniques. Des études ont démontré que le fluorure de soufre n?abîme pas les circuits électroniques, qu?il a déjà été homologué aux Etats-Unis et utilisé dans de nombreux pays en voie de développement.
Publicité
Publicité
Les plus récents