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Fin de carrière tumultueuse pour Soobaha Fowdur

10 septembre 2006, 00:00

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Une seule accusation, et c?est toute une carrière de fonctionnaire qui bascule. C?est ce que Soobaha Fowdur a vécu cette semaine. L?accusation suggère qu?il s?est livré à des activités de « casseur ». Et dès que son nom a été associé aux pratiques de la vente à la barre, Soobaha Fowdur a préféré se retirer prématurément de la fonction publique. Né le 1er juillet 1947, Soobaha Fowdur était à quelques mois de la retraite.

Sa carrière a commencé le 7 août 1972. Ses diplômes en main, Soobaha Fowdur est nommé Principal Assistant Secretary au ministère du Tourisme le 1er juillet 1983. Et jusqu?à la semaine dernière, il était chef de cabinet au ministère des Affaires étrangères. « En comptabilisant les jours de congé qu?il lui reste, il a préféré opter pour un départ à la retraite prématurée », explique Sunil Bheeroo, son homme de loi.

L?allégation vient de Sheila Brette, une habitante de Rivière-du-Rempart. Elle indique qu?en l?an 2000, elle aurait emprunté Rs 300 000 à Soobaha Fowdur en offrant son terrain en garantie. Elle allègue que le document qu?elle a signé auprès du notaire Jean-Maxime Crouche pour avaliser le prêt indique que la somme qu?elle devait rembourser est Rs 450 000. Les difficultés ont commencé lorsque le remboursement n?a pu se faire selon les termes de l?acte notarié. L?avocat de Soobaha Fowdur récuse, quant à lui, le bien-fondé de cette allégation et soutient que les transactions ont été effectuées en bonne et due forme devant le notaire, que le couple Brette n?a jamais été poursuivi et que son terrain n?a pas été saisi.

Sunil Bheeroo trouve étrange que son client ait été provisoirement accusé d?entente délictueuse au tribunal de troisième instance de Port-Louis et crie au vice de procédure. Le délit d?entente délictueuse, précise-t-il, aurait dû être associé à une charge principale. Il indique que vu que le prêt a été officialisé devant un notaire et des témoins, il n?y a aucun élément pour justifier que son client s?adonnait à une activité illicite.

Pour l?heure, l?accusation provisoire a été logée sur la base d?une plainte enregistrée dans le cadre d?une enquête sur les pratiques de vente à la barre. Soobaha Fowdur doit sa liberté à une caution de Rs 50 000 et à une reconnaissance de dettes de Rs 250 000.

Cet événement précède de quelques jours la date où Soobaha Fowdur allait être nommé Chief Executive, plus haute fonction à laquelle il pouvait aspirer avant de partir à la retraite. Le sort en a décidé autrement.

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